Le dernier acte de suicide du 08 avril dernier, qui a coûté la vie à un jeune homme de 19 ans dans le village d’Imazdhourar, dans la commune de Saharidj, et qui est le deuxième acte du genre signalé dans cette municipalité en moins de six moins, a fait objet de goutte qui fait déborder le vase. En effet, le maire de la commune, en sa qualité de représentant légitime de la population locale, est sorti de sa réserve et a alerté les autorités compétentes de la wilaya de Bouira, dans une correspondance dont une copie a été transmise au wali sous couvert du chef de la daira de M’chedallah et dont nous détenons une copie, sur la cruauté des conditions socioéconomiques qu’endure la population de sa commune. Il attire l’attention du premier responsable de la wilaya sur “les graves conséquences qui ont déjà pris dans le passé l’allure d’actes désespérés de suicide et d’autres dérives sociales tels que le vol et le trafic de stupéfiants, lesquels ne seraient que le résultat d’un désœuvrement imposé par la platitude qui caractérise la vie quotidienne des citoyens”.“Du fait de l’absence quasi-totale d’opportunités d’emploi, le suicide a fait sa réapparition, tout récemment avec la mort d’un jeune villageois de M’zarir, lequel a désespérément mis fin à ses jours” lit-on dans le même document. Le P/APC a sollicité le président de la (Commission du (CALPI), entre autres, de lui venir en aide afin de combattre les origines de tels phénomènes en favorisant une politique économique plus efficace à travers notamment l’encouragement de l’investissement productif aussi en termes d’emploi que de produits économiques, d’autant plus qu’une opportunité qu’est le projet de l’implantation d’une usine de la mise en bouteille de l’eau de la Source noire se présente à cette commune.
Omar Soualah
