La sécheresse qui sévit dans le pays inquiète plus d’un. En effet, si la population craint un été difficile en matière d’alimentation en eau potable, ce sont plutôt les agriculteurs qui voient le spectre de cette sécheresse. A commencer par les petits cultivateurs. Ces derniers assistent à la mort de leurs petits potagers : fèves, petits-pois, salade… D’ailleurs, cette situation engendrée par cette calamité fait flamber les prix de jour en jour. La peur s’est installée surtout au sein des céréaliers. A ce sujet, il faudra dire que si durant l’hiver ces agriculteurs espéraient une saison riche en rendement en raison des pluies tombées à périodes échelonnées, aujourd’hui, c’est la crainte totale quand on sait que depuis la mi-mars, il n’a pas plu. « Les cultures ont besoin d’eau. C’est le moment surtout de la formation des grains et des épis », nous a signalé un agriculteur. Effectivement, c’est durant la période mars-avril que des pronostics peuvent être donnés au sujet des rendements prévisibles. En tout cas, nous a dit une source proche des services agricoles, la situation n’est pas aussi dramatique que le pensent certains. Le retour des pluies au cours de cette semaine ne sera que salvateur. Notons qu’à Draâ El Mizan et dans certaines localités de la région (la vallée) des centaines d’hectares ont été emblavés suivant un itinéraire agricole rigoureux : choix de la qualité de la semence, engrais… Quant aux cultures maraîchères, notamment la pomme de terre, les agriculteurs ayant investi dans ce domaine ne craignent pas pour autant cette sécheresse car l’irrigation est assurée par l’eau du barrage. D’ailleurs, nous a confié une autre source, de nombreux céréaliers préféraient se convertir aux cultures maraîchères car le risque est moins grand. Cela étant, les agriculteurs attendent de voir les pluies retomber comme ce fut le cas les dernières années où la saison du printemps a été prolifique.
Amar Ouramdane
