Le plus important projet obtenu était le revêtement de la route qui est devenue au bout de trois années pratiquement impraticable, les riverains ne s’en réjouissent pas tellement, mais découvrent plutôt qu’ils ont été bénéficiaires d’un cadeau « empoisonné » les privant à chaque fois de la revendication d’un autre projet. « On ne parle plus de notre localité, la route a déjà fait l’objet d’une opération de goudronnage », répond à chaque fois le président de l’association locale reprenant les propos des autorités qui se sont succédé à l’APC.
Le phénomène de nids-de-poule causés par les différents travaux de l’ADE et l’inconscience des citoyens lesquels ne trouvent aucune contrainte pour creuser des passages aux conduites d’eau et autres ouvrages ont considérablement dégradé cette route au point où il est bien plus pratique de voyager à dos d’ânes que d’utiliser son véhicule, de crainte de laisser à chaque cahot des pièces.
La détérioration qui continue de faire son petit bonhomme de chemin jusqu’à atteindre un stade inquiétant pénalise les riverains qui ne savent plus à qui s’adresser pour demander la réparation de cette route qui n’arrête pas de compter ses balafres « Emprunter cette route est désormais un véritable cauchemar… Il est temps de penser à se doter de bêtes de somme (ânes) pour y faire face », ironise un citoyen de la région.
Entre la réalité et ce que pensent ceux qui président à la destinée des habitants, le moins que l’on puisse dire, c’est que le trajet Ahrik-Tizi El Oued deviendra à coup sûr, un voyage à « dos d’ânes » où il existe des « bêtes mécaniques » qui se mettent des œillères à leurs passages, notamment au niveau de Bouzerman.
Rabah Zerrouk
