AKBOU – Leur camp avait été démantelé par la police – Les Subsahariens réinvestissent Azaghar

Délogés par les forces de l'ordre il y a quelques mois, les réfugiés subsahariens ont fini par réinvestir le pont du village Azaghar, situé à 3 km à l'entrée Nord de la ville d'Akbou.

Comme constaté récemment, des familles entières ont réoccupé le pont d’Azaghar, qui enjambe un ravin sous la RN26, pour réinstaller un nouveau camp, après que la police démonté l’ancien il y a des mois. Des tentes de fortune ont été donc dressées par ces migrants à l’aide d’objets hétéroclites. Sur les lieux, transformés en un véritable lieu de campement, il a été constaté des vêts étalés pour sécher et des ustensiles de cuisine. Les occupants vivent dans l’insalubrité et la promiscuité en plus d’être exposés en permanence aux aléas de la nature. En effet, ils endurent des températures glaciales, notamment en période nocturne, et le gel matinal. Les enfants sont les premiers à faire les frais de cette situation, étant frêles et ne résistant pas au froid. Pis encore, ces derniers ne sont ni vaccinés, ni scolarisés ni encore moins bien nourris. L’état de santé de ces réfugiés est inquiétant, du moment qu’ils ne bénéficient d’aucune prise en charge médicale, ce qui pourrait éventuellement provoquer des «épidémies» qui les mettraient davantage à mal ainsi que la population limitrophe. Ces «damnés de la terre» font la manche avec des écuelles pour survivre. Les enfants, les femmes et même les hommes se postent sur les accotements des routes en quémandant, au péril de leur vie et au prix de la perturbation de la circulation routière. Des enfants en bas âge se risquent, aussi, la vie en s’agrippant aux portières des voitures pour demander l’aumône aux automobilistes, sous le regard passif, voire permissif, de leurs parents ! La situation de ces réfugiés ne cesse de se dégrader, surtout à l’arrivée de l’hiver.

Syphax Y.