Les transporteurs du village Tafoughalt, dans la commune d’Aït Yahia Moussa, avaient observé dernièrement trois jours de grève pour dénoncer l’«état délabré de la route menant de leur village à la RN25». En réponse, l’APC, avec le concours d’entreprise privée, a procédé au nettoyage des fossés et des accotements de cet axe routier. «Ils se sont seulement précipités pour pénaliser les voyageurs, car nous avons déjà discuté du problème et convenu qu’une niveleuse soit dépêchée sur les lieux pour réfectionner ce qu’il y a lieu de l’être», a expliqué le maire, Rabah Hamitouche. En effet, les monticules de terres déposées sur les accotements et les gravats et autres détritus obstruant les fossés ont été dégagés. «On a ciblé les endroits les plus dangereux. Dans les prochains jours, nous trouverons une solution pour les autres endroits. Mais ont a paré au plus pressé. Même si les pluies tombent, il n’y aura aucun débordement sur la route. Quant à l’état du bitume, il est normal. On n’a relevé ni nids-de poule, ni crevasses, hormis quelques dégradations au centre du village, entre le CEM et le bureau postal», assure un élu à l’APC. Pour les transporteurs, l’autre problème soulevé a trait à certains ralentisseurs implantés «anarchiquement» sur les axes desservant certains quartiers. «Il ne faudrait pas que les habitants posent des ralentisseurs à leur guise. Ceux-ci doivent répondre aux normes. Certains de ces ‘’dos-d’âne’’ gênent énormément la circulation et endommagent nos véhicules», se plaint un transporteur. Plusieurs citoyens du village pensent, par ailleurs, que ce chemin intercommunal, qui dessert M’Kira et Tizi-Ghenif, doit être pris en charge par la direction des travaux publics. «On peut dire qu’il peut même être considéré comme un chemin de wilaya étant donné qu’il relie la wilaya de Tizi-Ouzou à celle de Boumerdès. Au début des années 90, alors qu’il était entièrement dégradé, nous avions même demandé qu’il soit élevé au rang de chemin de wilaya pour qu’il soit entretenu par les travaux publics. Il faut savoir que les APC n’ont pas les moyens pour s’en occuper, sachant qu’il est long de 17 kilomètres», signale un ex-membre de l’association Tiwizi
A. O.

