Vaste opération de dépollution à Tala Guilef

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Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la montagne, le site Tala Guilef, relevant du Parc National du Djurdjura, a programmé de nombreuses activités, dont des plantations d’arbres et des semis à la volée. Par ailleurs, une journée de dépollution a été menée, vendredi dernier, avec la participation de l’APC, du club «Art et culture» et du club sportif d’Ath Mendès. En effet, tous les volontaires se sont attelés à nettoyer ce site féérique, sis dans le massif montagneux du Djurdjura, très prisé par les touristes en cette saison hivernale. «La pollution a gagné tous les espaces. Rien n’a été épargné», regrette Abdelaziz Mahdi, chef du district de ce secteur. «Dès la matinée, nous étions plus de soixante-dix volontaires à mener, sur plus de trois kilomètres, une vaste opération de nettoyage. Grâce aussi à la collaboration de l’APC de Boghni, qui a mis à notre disposition deux bennes-tasseuses et un camion, nous avons pu ramasser des dizaines de tonnes de déchets. Il s’agit surtout de canettes et de bouteilles en verre», confie notre interlocuteur. Au total, deux bennes et un camion ont été remplis de détritus. «Durant cette opération de dépollution, nous avons compté plus de 80 tonnes de déchets. Nous devrions encore nous mobiliser davantage afin de venir à bout de cette saleté généralisée. En dépit de tous les appels que nous lançons au quotidien, d’autres déchets sont déversés sur les lieux comme pour accentuer la pollution. Pourtant, cet espace est public. Donc, c’est l’affaire de tous», ajoute M. Mahdi. Celui-ci se dit choqué par «le comportement irresponsable de nombreux visiteurs lesquels qui ne se s’embarrassent de défigurer les lieux». «J’étais offusqué de voir qu’au moment où nous ramassions des déchets, des touristes faisaient exactement le contraire. C’est-à-dire, ils jetaient des détritus là même où nous avons nettoyé», souligne-t-il. Et de poursuivre : «Ce sont des enfants de onze ans qui sont allés à la rencontre de ces adultes leur expliquer qu’il fallait respecter l’environnement parce que lorsque celui-ci est malade, eux aussi tomberont malade. C’est une belle leçon de civisme qu’ils leur ont donnée». En dépit des gestes indélicats de ces touristes, l’opération s’est poursuivie jusqu’à la fin de la journée. Les organisateurs souhaitant, néanmoins, que les appels lancés quant à la protection de ce milieu naturel aient des échos auprès des visiteurs : «Nous lançons carrément un SOS de détresse parce que Tala Guilef est menacée. Et c’est tout l’écosystème qui est en danger», conclut le chef dudit district.

Amar Ouramdane

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