DRAÂ EL-MIZAN – Salle de cinéma Le Maghreb – Le projet de rénovation bientôt lancé

Relevant l’état de délabrement de la salle de cinéma Le Maghreb de Draâ El-Mizan, les élus avaient promis de faire le nécessaire pour éviter de priver la jeunesse de l’apport culturel d’une telle structure. «Certes avec nos maigres moyens, nous ne pourrons engager aucune opération de réfection de cette salle, mais nous essaierons d’obtenir une subvention afin de la restaurer», avait confié un élu de l’exécutif. Alerté à ce propos, le président de l’APW de Tizi-Ouzou, Youcef Aouchiche, s’est engagé, tout en dénonçant l’état de vétusté dans lequel elle a été laissée, à dégager une somme pour sa restauration. C’était lors d’un meeting populaire tenu dernièrement par la direction du FFS au niveau de la même salle. Selon nos sources, la promesse de P/APW a été retenue, dans la mesure où l’APC a établi une fiche technique énumérant toutes les réparations nécessaires à la réfection de cette salle de cinéma. «Cette salle sera meilleure une fois les travaux finalisés parce que nous avons pris en compte tout, aussi bien la peinture, le dallage que les sièges et la scène… », assure une source locale. La fiche technique a été déposée au niveau de l’APW. D’aucuns pensent que cette salle sera prête dans les prochains mois. «En tout cas, ce sera durant notre mandat», promet un autre élu. À rappeler que cette salle a été mise en service à la fin des années 70. Aujourd’hui, les personnes âgées se rappellent encore des activités cinématographiques et autres qu’elle organisait : «Il y avait deux projections de films par jour. Les jeudis, jour de marché hebdomadaire, une troisième séance y était programmée. Les projections se faisaient à guichets fermés. Il y avait même des galas artistiques. Beaucoup de chanteurs s’y étaient produits. Je me rappelle du regretté Aït Meslayène, Mohamed Belhanafi et sa troupe, Mohamed Chemoune… La belle époque quoi !», témoigne, nostalgique, un sexagénaire. Outre la réhabilitation de la salle de cinéma, le public de Draâ El-Mizan attend le réaménagent de l’ex-tribunal en centre culturel, comme promis par les autorités locales. «Nous attendons toujours cette autre annexe de la Maison de la culture Mouloud Mammeri. Bien que notre chef-lieu de daïra soit l’un des plus importants de la wilaya, il y a un manque de structures culturelles. La maison de jeunes Arezki Mansouri est loin du centre-ville. Il faudrait d’autres foyers de jeunes dans les importants quartiers afin de canaliser la masse juvénile locale, en proie aux fléaux sociaux», préconise un cadre dans une association culturelle de la ville.

Amar Ouramdane