Les robinets sont à sec au village Tissa, dans la commune de Semaoun, depuis plusieurs jours.
Les récurrentes pénuries d’eau courante dans ledit village empoisonnent la vie des habitants qui ne savent plus où donner de la tête pour avoir une «goutte» d’eau chez eux. «Les robinets sont à sec depuis plusieurs jours», se plaint un habitant dudit village. En conséquence, les habitants de ce village reculé se rabattent sur l’achat des bouteilles d’eau minérale et les fontaines publiques pour s’approvisionner en eau. Des scènes que l’on croyait révolues, reviennent comme pour dire que le calvaire et la misère sont toujours là faisant partie du quotidien du pauvre citoyen. Et ce ne sont pas seulement les fontaines publiques qui sont prises d’assaut par les ménages au niveau de cette localité, les citernes tractées sont également sollicitées à outrance, pour remonter le manque d’eau enregistré dans les foyers. À raison de 1 200 DA la citerne, les habitants des villages confrontés à la pénurie de l’eau potable sur les réseaux de distribution se voient «plumés» par ces dépenses qui viennent grever leurs maigres revenus. «Nous sommes vraiment au bout du rouleau. La carence en eau potable dans notre village pèse lourd, sur la bourse et le moral. Pourtant, les autorités nous ont promis de raccorder notre commune aux eaux du barrage Tichy Haf. Mais nous ne voyons rien venir, sinon une pénurie qui perdure et un stress hydrique qui va en s’accentuant», regrette un habitant du village Tissa. Le projet de raccordement de la commune au barrage Tichy Haf traîne encore, au grand dam des habitants de cette commune rurale. En septembre dernier, rappelons-le, les habitants de ce village avaient mis sous scellés le siège de leur APC pour protester contre les récurrentes pénuries d’eau. Dans ledit village, s’indigne-t-on, l’absence de l’éclairage public, ces derniers jours, vient s’ajouter aux nombreuses insuffisances qui éreintent le quotidien des villageois.
F. A. B.

