DRAÂ EL-GAÏD – Maison de jeunes – La réouverture envisagée

Une infrastructure publique destinée à la jeunesse, en l’occurrence une maison de jeunes, a été érigée depuis plusieurs années au profit du village Snadla, dans la commune de Draâ El-Gaïd. Néanmoins, apprend-on, cet équipement public est resté inexploité. La bâtisse est, pour ainsi dire, est livrée aux aléas du climat, dont les stigmates ont commencé à se faire jour. Au cours d’une récente visite de travail et d’inspection dans la région, le premier magistrat de la wilaya, sans doute écœuré par le sort peu enviable de cette maison de jeunes, s’est engagé à lui tracer un autre destin. Celui qu’elle aurait dû emprunter depuis le départ. «Le wali a instruit le responsable de la direction de la jeunesse et des sports de préparer la réouverture de la structure. La wilaya prendra en charge la fourniture de l’équipement informatique, tandis que la direction de la culture se chargera de la doter d’un fonds documentaire», informe un élu à l’APC. «Depuis notre installation, nous n’avons pas cessé d’attirer les services concernés de la wilaya quant à la nécessité d’exploiter cette maison de jeunes en vue de l’extirper de la dégradation», enchaîne-t-il, précisant que ce projet est sur le point d’aboutir. Un père de famille de Snadla se dit «horripilé» par le sort réservé à un équipement public censé contribuer à la prise en charge et à l’émancipation des jeunes du village. «Réaliser une infrastructure pour la livrer à l’abandon revient à jeter de l’argent public par la fenêtre. Heureusement que son ouverture est à l’ordre du jour, même si rien n’est encore acquis», dispose-t-il, un tantinet sceptique. Plus conciliant, un autre habitant du village exhorte les responsables de ce retard à tirer les enseignements du passé : «Se focaliser sur les erreurs et les errements n’apporte aucune plus-value. Il faut plutôt regarder vers l’avenir, en évitant de retomber dans les mêmes travers. Notre maison de jeunes serait sur le point d’être opérationnelle, et c’est déjà une sacrée bonne nouvelle», dira-t-il.

N. M.