La faune se meurt dans l’indifférence

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Le vaste massif forestier s’étalant de la commune de Tizi Ouzou jusqu’à la circonscription de Maâtkas constituait, autrefois, l’une des plus importantes réserves de la flore, mais aussi de la faune. Dotée d’une sorte d’un “micro-climat” de par sa dense végétation, le forêt d’Amjoudh est aujourd’hui en passe, hélas, de se désertifier. En effet, en plus d’une déforestation effrénée causée particulièrement par l’abattage de ses chênes et sapins par une bande de buissonnières malhonnêtes, ce massif est en train de vivre une authentique “saignée” quant à sa riche faune. Les sangliers, porc-épics, chacals, lièvres et les dizaines d’autres espèces animales se font actuellement très rares. Jadis, il était quasiment impossible de traverser cette forêt sans se retrouver plusieurs fois “nez à nez” avec ces animaux sauvages.Aujourd’hui, il se comptent sur les doigts d’une seule main. Entre autres raisons de cette déperdition, en plus bien entendu de la déforestation excessive, c’est présentement la pollution des points d’eau de ce massif.Les oueds, les talwegs, les sources d’eau sont tous “suspects”. Le déversement direct des eaux usées vers cette contrée, jadis paradisiaque, a, en effet, causé des ravage chez cette faune dont on retrouve les cadavres jonchant le sol de cette forêt.

I. Lounès

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