Plus de 1 400 demandes exprimées en 2006

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Même si l’opération se fait timidement, l’enregistrement des nouvelles marques a connu durant le premier trimestre 2006 une nette progression par rapport aux années précédentes. Pas moins de 1400 demandes ont été exprimées, dont 1000 par des opérateurs nationaux et le reste par des étrangers. Durant cette même période, il a été également notifié plus 160 demandes de brevets d’innovation. C’est ce qu’a indiqué Mme Nabila Kadri, directrice générale de l’Institut national algérien de la propriété industrielle (INAPI) lors d’un séminaire organisé à l’hôtel El Djazair à l’occasion de la Journée mondiale de la propriété intellectuelle. Dans son intervention, celle–ci a souligné que durant les dix dernières années, il a été enregistré 92 943 marques protégées, dont 74 931 internationales et 18 012 nationales. En moyenne, l’institut qui se considère comme étant l’unique administration compétente en la matière, prend en charge annuellement 200 nouvelles marques. Afin de leur assurer une meilleure protection, que ce soit sur le plan local qu’à l’étranger, l’INAPI compte booster son cadre d’intervention via la signature du protocole de Madrid. Une demande officielle a été formulée en ce sens au ministère des Affaires étrangères. Selon la directrice dudit institut, l’Algérie va bientôt parapher ce protocole. Ce dernier va permettre au pays signataire de bénéficier de plusieurs avantages en matière de protection de la propriété intellectuelle et industrielle. Une fois mise en œuvre, l’opérateur pourra enregistrer ses nouveautés dans les 57 pays membres. Ainsi, il va bénéficier d’une protection internationale à moindre coût. Nabila Kadri a fait savoir dans ce sens que l’INAPI a déjà signé l’arrangement de Madrid consacré aux pays francophones. Comment protéger une invention en Algérie ? Répondant à cette question, la directrice de l’INAPI a expliqué que suite à une demande d’enregistrement, les informations inhérentes à l’invention seront traitées dans la confidentialité absolue. Une fois l’opération achevée, « le requérant tout en accomplissant ses formalités, s’acquitte des taxes exigées, et sous réserve d’une priorité revendiquée ailleurs, il devient titulaire de cette invention avec une exclusivité de droits. Nul, après, n’aura le droit d’exploiter son invention sans son autorisation », dira en outre Mme Kadri. L’INAPI intervient dans l’enregistrement des nouvelles marques, dans la délibération des brevets d’invention, les dessins et modèles dans la protection des appellations d’origine. D’après l’oratrice, durant les dix dernières années seulement, 35 litiges ont été enregistrés. Et d’ajouter que « l’INAPI ne fait pas le gendarme et il n’a pas le rôle d’une organisation de régulation. Notre tâche est de promouvoir les nouvelles créations et de les protéger ».

Wassila O.H.

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