Soixante et onze retraités honorés

A l’occasion du 1er Mai, journée internationale des travailleurs, la grande salle de la Maison de jeunes d’Aït Yahia Moussa a vécu un fait inhabituel. En effet, pour rendre hommage aux soixante et onze retraités (dont certains sont déjà décédés), les œuvres sociales de l’UGTA (Collectivités locales en collaboration avec la section syndicale locale et l’exécutif de l’APC), leur ont organisé hier une cérémonie acvec remise de cadeaux. Cet événement a eu lieu en présence des sections syndicales des autres localités de toute la région de Draâ El Mizan, de Mechtras et des autorités de la daïra. Dans leurs prises de parole devant une forte assistance, le P/APC et le chef de daïra de Draâ El Mizan ont porté leurs interventions sur les sacrifices consentis par ces retraités au bénéfice des citoyens, et ce pour s’être dévoués à leur tâche. « En dépit des moyens dérisoires dont disposait la commune d’Aït Yahia Moussa, ces hommes et ces femmes dont certains ont quitté ce bas-monde, n’ont pas ménagé leurs efforts à accomplir humblement leur tâche. Nous les remercions et leur souhaitons longue vie. Il y aura encore d’autres occasions comme celle-ci pour qu’ils ne sentent pas qu’ils sont oubliés », a dit un intervenant. C’est dans une ambiance chaleureuse que s’est déroulée cette réception, l’unique en son genre depuis la création de la commune d’Aït Yahia Moussa en 1971. Avant de quitter la salle, nous nous sommes rapprochés de l’un d’eux. « Nous sommes très contents d’être invités aujourd’hui, cela nous a permis de nous rencontrer. Nous souhaitons que de telles rencontres soient multipliées », nous a déclaré Aâmi Ali avant d’ajouter, les larmes aux yeux : « Ce geste est louable mais il ne faut pas perdre de vue qu’en 2006, les retraités des collectivités locales ne dépassent pas encore 4 000 dinars en terme de retraite ». Quant à Na L’djouher, elle n’a pas pu prononcer d’autres mots que ceux-ci : « La plupart des cadres de cette localité ont mangé du pain que je leur servais ». Elle a été pendant plus de vingt-cinq ans cuisinière dans une école primaire de la commune. En définitive, ce geste est à classer dans le registre des actions durables.

Amar Ouramdane