La joie qui a prévalu à travers toutes les contrées de la Kabylie a été indescriptible. Des milliers de supporters sont sortis à travers toutes les villes et villages de la Kabylie pour baigner dans une ambiance électrique conviviale et très festive que seule la JSK a la capacité de provoquer. En effet, des salves de klaxons émanant de véhicules bourrés de jeunes, y compris sur les toits, sillonnent tous les coins et recoins de la ville de Tizi Ouzou ou même des camions lourds, une demi-heure après le coup de sifflet final, provenant des localités avec des jeunes en verve. Du côté des bâtiments Bleus, précisément au carrefour des martyrs du Printemps noir, des banderoles et des posters aux couleurs du club fétiche arboraient les lieux. En un quart de tour, des jeunes ont improvisé une scène artistique avec une animation au disque-jockey entonnant des chants de joie à l’honneur de la JSK et de l’évènement du jour. Plus de 2000 personnes se sont mêlées de la partie, tous âges confondus, allant des bébés de deux ans pris par leurs parents jusqu’au vieux d’un âge avancé, restaient en observateurs assidus face à cette ambiance, à cette danse, à ces cris de joie, à ce déferlement des jeunes dans un moral délecté et plein de fougue. Il est à signaler que même le drapeau national a été brandi aux côtés d’autres banderoles, et une gigantesque fresque à l’effigie de Matoub Lounès jamais oublié en pareilles circonstances, baignaient dans un nuage de fumée multicolore produit par les centaines de fumigènes lancés par les jeunes. Le même climat et les mêmes scènes de joie sont signalés au rond-point de la ville des Genêts, du côté de la cité CNEP ainsi que des quartiers de la Nouvelle-Ville et à travers toutes les localités de la wilaya de Tizi Ouzou ( Beni Douala, Azazga, Draa El Mizan, Fréha, Larba Nath Irathen, Béni Yenni, Draâ Ben Khedda, Tadmait, Naciria, Les Issers, Boghni … ), où deux heures avant le match des écrans géants ont été installés dans certaines localités, à l’image de Beni Yenni, Tizi Ouzou et autres pour permettre le suivi du match dans la collectivité. Cette joie s’est répandue à d’autres contrées de l’Algérie (Béjaia, Bouira, Boumerdès, Alger) qui ont vécu le même «délire» festif dans lequel sont plongés les jeunes de Kabylie afin de se soustraire, grâce à cette qualification tant attendue, du désarroi et de l’amertume d’un quotidien pas très décent. Cette ambiance a duré tout le long de la soirée jusqu’ à une heure tardive, coïncidant avec la fête du 1er-Mai, signe de bon augure pour d’autres challenges attendus des Canaris dans la suite des compétitions africaines et nationales
M.K.
La fête à Béjaïa et dans la Soummam
Tard dans la soirée de dimanche, des groupes de jeunes et des cortèges de voitures étaient déjà en place,que ce soit à Akbou, Sidi Aïch, Seddouk, Tazmalt ou Béjaïa-ville pour fêter la qualification des Yacef, Gaouaoui et les autres, arrachée de haute lutte. A Akbou où beaucoup de fidèles se sont même déplacés à Casablanca, pour soutenir les leurs de près, une marche a été improvisée, histoire d’exprimer à leur manière leur joie de voir surtout la JSK ne presque jamais rater ses grands rendez-vous comme ce fut le cas ce dimanche soir où Gaouaoui… Un des meilleurs éléments sur le terrain et ses camarades ont su se surpasser encore pour donner de la joie à tous les Algériens.“La JSK est et demeurera notre meilleur ambassadeur sportif sur l’échiquier africain, cette fois encore, elle l’a prouvé face à la coriace équipe du Raja, place maintenant à la Coupe et au championnat d’Algérie où nous comptons réaliser un doublé cette saison”, nous dira, Samir, 22 ans étudiant à Béjaïa, comme pour exprimer lui aussi, sa joie après cette qualification et encourager son équipe favorite à aller de l’avant.
B. Ouari
