Un film documentaire sur le quotidien des Algérois

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C’est samedi dernier que le premier film, Quelques-uns d’entre nous, de la cinéaste Clara Bouffartigue, a été projeté, en avant-première à la filmathéque, Mohamed-Zinet de Riadh El Feth. Ce film, qui est sorti en moins d’un mois, nous renseigne Bouffartigue, n’est pas encore sorti en France.L’œuvre, dont la durée est de 70 minutes, traite des portraits de trois Algériennes et d’une Française pied-noir. La cinéaste donne dans ce film, la parole à des gens d’un certain âge, pour raconter leur quotidien dans cette capitale, Alger.La moitié du tournage du documentaire s’est déroulée dans le taxi de Abdel-Malek Boughanem, l’ami de la mère de la réalisatrice, Ghislaine Voguet et qui est parmi les principaux personnages de Quelques-uns d’entre nous. Bouffartigue est également invitée dans la maison de Abdel-Malek où elle s’intéresse à filmer quelques séances quand elle rencontre Samia Boughanem, l’épouse de Abdel-Malek, et raconte sa vie, dans un troisième portrait. Au cours de la discution, qui a lieu séparément entre les personnages et l’auteur, le thème est beaucoup plus centré sur la vie du couple. Ghislaine Voguet qui a retrouvé l’Algérie, il y a quatre années, raconte ses plus beaux moments et son attachement à cette ville d’Alger. Le quatrième portrait évoque la vie de Mohamed Benlamara qui est également l’ami de Voguet. Ce personnage semble aussi intéressant que celui des autres témoignages, puisqu’il aborde sa vie dans l’une de ses plus dures périodes depuis l’après-indépendance jusqu’à nos jours.Clara Bouffartigue dira après la projection que son intérêt pour la réalisation de films en Algérie va plus loin que le fait d’effectuer un travail. La jeune cinéaste confie qu’elle est motivée pour mettre en œuvre d’autres films en Algérie mais préfère ne pas trop s’étaler sur le sujet. « J’ai découvers Alger en l’an 2000 et j’étais incroyablement surprise par cette ville et par ses gens. Je me suis attachée en y revenant de nombreuses fois. J’étais très fascinée par ce pays et je n’arrête pas de parler de l’image que j’ai eu d’ici, en France, car on a une toute autre vision. Je n’ai trouvé meilleure manière de montrer la vraie vie d’Alger aux Français qu’à travers ces images ». Elle dira aussi pour terminer : « L’Algérie est un pays qui, contre toute attente, m’a fait du bien. Parce qu’un pays, c’est avant tout ses gens, et que les personnes que j’y ai rencontrées, ont fait renaître en moi une quête d’humanité à laquelle, comme beaucoup d’autres autour de moi j’avais presque renoncé ».

Fazila Boulahbal

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