La grève s’installe dans la durée

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Au cinquième jour du débrayage des transporteurs de voyageurs des communes de Bousselam, Bouandas, Kendira, Barbacha et Féraoun, les protagonistes persistent de maintenir leur mot d’ordre de grève. Cette mesure de protestation est venue, rappelons-le, suite à la décision de l’APC d’Amizour de changer un itinéraire intra-muros, et ce, dans le cadre de nouvelles mesures pour rêguler la circulation au sein de la ville. Les contestataires qualifient cette décision “d’injuste” et donnent une condition pour accepter le nouvel itinéraire. Il s’agit de créer un arrêt en plein contre-ville, à proximité du tribunal. Une proposition rejetée par le P/APC, qui n’a pas omis de qualifier la grève “d’illégale puisqu’elle n’a pas fait suite à un préavis comme le stipule la loi”. Une réunion prévue pour avant-hier jeudi, afin de trouver un terrain d’entente entre les deux parties avec la présence du responsable du syndicat des transporteurs de la wilaya, n’a pas eu lieu. Une autre réunion des maires de toutes les communes concernées est attendue pour aujourd’hui au siège de l’APC d’Amizour afin de trouver une issue à ce conflit qui perdure. Cette grève des transporteurs, qui assurent la desserte des communes sus-citées vers Béjaïa chef-lieu, est fortement ressentie par les populations de ces localités, seules victimes de cette galère. Les travailleurs, mais aussi les étudiants souffrent le martyre chaque matin et chaque soir.Ce qui a soulevé beaucoup plus le tolé des transporteurs grévistes c’est d’avoir perdu l’un des points d’arrêt névralgique situé en face de la gare routière d’Amizour. Selon eux, la fluidité s’impose même au niveau du centre-ville qui n’est pas touché par ces nouvelles mesures. Il faut dire par ailleurs que la ville d’Amizour vit un grand problème d’insalubrité et de pollution. Traversée en pleine ville par la RN25, Amizour suffoque sous le bruit et la fumée des véhicules.

N. Touati

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