Les travailleurs gèlent leur mouvement de grève

Le préavis de grève lancé la semaine dernière par la section syndicale des travailleurs de l’APC de Boghni a finalement débouché sur le gel de la grève d’une journée, et ce au moment où tout le monde s’attendait à un débrayage durant la journée d’hier. Car, faut-il le signaler, les problèmes soulevés par les travailleurs sont assez complexes pour les résoudre dans l’immédiat. En effet, dans la plateforme de revendications approuvées par la majorité des fonctionnaires de l’APC, figurent 10 points touchant directement à leurs problèmes socioprofessionnels, notamment les rappels des échelons et des promotions au choix, le paiement des primes de scolarité inhérentes à l’exercice 2004-2005, pour certains travailleurs seulement. Les autres questions, outre que les régularisations des avantages sociaux figurent dans le traitement des salaires des travailleurs, elles sont directement liées aux conditions de travail des ouvriers. Mais l’élément de discorde actuellement entre les syndicalistes et l’Exécutif communal concerne la réintégration des agents de sécurité et de prévention qui, signalons-le, ont fait l’objet récemment, d’une note leur signifiant l’arrêt à partir de ce mois, du renouvellement de leur contrat de travail. Pourtant, certains d’entre eux ont exercé depuis plus de 10 ans. En plus de ça, ils sont tous des chargés de familles, ce qui rend leurs cas difficiles à traiter pour les autorités locales. Seulement, en dépit de cette situation, la réunion, qui a mis aux prises le président de l’APC aux représentants du syndicat avant-hier, a donné lieu à un accord pour traiter l’ensemble des propositions des travailleurs, d’où la décision de surseoir le mouvement de grève qui s’annonçait. Accosté à la sortie de cette rencontre avec le président de l’APC, le secrétaire de la section syndicale se dit « déterminé à faire aboutir l’ensemble des revendications, sinon nos actions vont se durcir, surtout si les points essentiels ne sont pas réglés à priori ». Enfin, quant aux autorités locales, il faut signaler qu’ils ont attendu le dernier jour avant l’expiration du préavis de grève, pour appeler les représentants des travailleurs au dialogue, ce qui a soulevé un certain mécontentement au sein des syndicalistes que nous avons eu l’occasion de rencontrer.

M. Haddadi