Enclavés et déshérités, les quelque 18 villages que compte la contrée de Betrouna, relevant territorialement de la commune de Tizi Ouzou souffrent du sous-développement, en témoigne tout le calvaire que vivent les 20 000 habitants en matière de la couverture scolaire, de la dégradation du réseau routier et surtout du transport public. « Ce sont les transporteurs de la daïra de Maâtkas qui viennent quelques fois à notre rescousse s’ils ne font pas le plein chez eux », dira un parent d’élèves dont ses deux (2) enfants poursuivent leur scolarité dans un lycée de Tizi Ouzou. Il mérite de souligner qu’en matière de répartition des richesses au niveau de la commune de Tizi Ouzou, la contrée de Betrouna semble être omise surtout que cette APC contient à la fois les villages de Hasnaoua, Oued-Aïssi, Redjaouna, Boukhalfa… et demeure, dit-on, parmi les communes les plus surpeuplées à l’échelle nationale. Et si un nouveau découpage administratif venait à avoir lieu, Betrouna mérite à elle seule, une commune pour pouvoir bénéficier au profit de sa population des plans communaux de développement (PCD). Par ailleurs, signalons aussi que les villages, sis à l’ouest du CW 147 relevant de la commune de Tirmitine endurent exactement le même calvaire sur tout les plans de développement. Paradoxe, deux voisins, qui résident face à face, et séparés par le CW 147, relèvent de deux communes différentes, Tizi Ouzou pour l’un et Tirmitine pour l’autre.
I. Lounès
