Grève des chauffeurs de taxis

l Plus de cent chauffeurs de taxis assurant la ligne Draâ El Mizan-Tizi Ghennif ont répondu à l’appel d’observer une grève d’une journée en vue de protester contre la décision prise par les autorités locales à délocaliser leur station vers un lieu éloigné de la ville. « Il n’est pas question de quitter ce lieu. Il est le plus approprié. Nos clients ont en tête cette station depuis près de quinze ans, voire plus », nous a déclaré un jeune chauffeur de taxi. Effectivement, hier, les « Jaunes » ont arrêté la liaison entre les deux villes distantes d’environ onze kilomètres. Une délégation a été reçue par les élus de l’APC de Draâ El Mizan. « Après deux heures de discussion, où nous avons soulevé tous nos problèmes, on a convenu d’un accord », nous a confié un membre du syndicat et d’ajouter : « Nos interlocuteurs sont revenus sur leur décision, c’est-à-dire que nous n’allons pas vers le lieu désigné. Ils nous ont demandé de veiller à la réglementation de la station ». Dans l’après-midi, l’activité a repris son cours normal. Enfin, il est à signaler qu’au sein de la ville de Draâ El Mizan, seule la réalisation d’une gare routière pourrait mettre un terme à l’anarchie qui règne en matière d’organisation du transport. De nombreux stationnements affectés aux bus et aux fourgons ne conviennent pas à telle enseigne qu’ils provoquent parfois des embouteillages au Centre-ville.

Amar Ouramdane