Huit ans après son ouverture, le lycée polyvalent de Haïzer, ouvert en septembre 1998, vient d’être baptisé du nom d’une des figures emblématiques de la révolution algérienne au niveau de la wilaya de Bouira d’une manière générale et de la région de Haïzer en particulier, le martyr Amzal M’hamed, en l’occurrence. Cet événement local a coïncidé avec un autre événement, national celui-là, le 8 Mai 1945 que l’Algérie commémore chaque année. Selon le premier responsable de l’établissement, Ragueb Amar, « cet événement est le bienvenu pour, d’une part, honorer et rendre hommage à l’un des martyrs de Haïzer et, d’autre part, pour que l’établissement sorte de l’anonymat ». C’est le wali de Bouira, accompagné du directeur de l’éducation, du sénateur de Bouira, du président de l’APW et d’autres membres de la délégation ainsi que les notables de la ville de Haïzer, qui a procédé à la cérémonie officielle. Par ailleurs, le collectif des enseignants dudit lycée, a remis au premier magistrat de la wilaya une lettre par le biais de laquelle il le sollicite pour intercéder en leur faveur pour le règlement de certains problèmes d’ordre purement pédagogique. A ce sujet, on relèvera la question lancinante de la surcharge des classes due au flux des élèves venant de plusieurs communes à l’instar de Bouira, El-Esnam, At Laâziz, Taghzout et d’autres localités comme Merkala, Tessala, Slim, Tikboucht, Ouled Bellil… Concernant les élèves venant de Taghzout, nous apprenons que pour se rendre à Haïzer – Taghzout n’est pas desservie par les transporteurs. Dans la missive, les enseignants feront savoir au wali que « le nombre de divisions pédagogiques dans certains lycées à Bouira n’excède pas la vingtaine pour 35 ou 40 élèves par classe ». En outre les enseignants sollicitent le wali de Bouira pour intercéder en faveur de l’établissement pour l’acquisition, dans le cadre de la solidarité, d’un véhicule de transport scolaire. Quant au réfectoire, les enseignants estiment qu’il est trop exigu et que les 300 repas/jour servis ne règlent pas le problème vu que le nombre des élèves bénéficiaires dépasse les 650.
B. Mechoub
