C’est l’inquiétude générale chez la population de la ville de Tizi Ouzou et ses environs. Statistiques alarmantes, seulement pour ce mois de mai, il est enregistré, cas connus, plusieurs actes et opérations de vols, de kidnappings et autres faits de grand banditisme. Il suffit d’exhiber un quelconque signe de richesse et d’aisance sociale pour être dans la ligne de mire de ces spécialistes non identifiés, difficilement classables, avec cette certitude de fragiliser le vécu quotidien des populations. Le rapt de l’une des personnes les plus respectées et respectueuses de la région, M. Haddad, il y a de cela moins d’un mois, heureusement libéré, a été un signal d’alerte sur l’état de dégradation de la situation sécuritaire dans la région. L’enfant d’Azeffoune revenu aux siens saint et sauf, a toujours servi non seulement la Kabylie mais plus que cela. Sa fonction d’opérateur économique a été et sera bénéfique pour la région, dès lors qu’il participe au développement et à la création d’emplois. En dépit de son profil, et du rôle social qu’il représente, cela ne l’a pas empêché d’être la cible, ce qui a mis en alerte tous les opérateurs économiques et hommes d’affaires de la région pour plus de vigilance. Du côté d’Aïn El Hammam un chauffeur de taxi a été assassiné, à Souk El Tenine un enfant de 12 ans kidnappé, resté sans nouvelle à ce jour malgré la mobilisation dela population. Mercredi soir, c’est un autre opérateur économique qui a fait l’objet d’attaque et de tentative de rapt, et n’a dû son salut qu’à ses ouvriers se trouvant sur le site. Toujours durant la même journée du mercredi après 20h, c’est un humble citoyen, poissonnier de son état, qui a eu la visite à son domicile de trois individus armés qui l’ont dépossédé de force de son véhicule neuf, qu’il venait d’acheter via l’ANSEJ ou encore ce propriétaire de fourgon à quelques encablures du portail central du siège de la wilaya, à qui on a pris le fourgon à 5h du matin. Il faut dire que ce genre d’actes prennent une proportion très alarmante, et que les forces de police à Tizi Ouzou dont l’effectif avoisinerait les 3 000 selon des sources sûres, n’opèrent plus de nuit. Des témoins avouent qu’au-delà de 18h, les rues de Tizi Ouzou ne présentent aucun uniforme bleu, alors qu’il y a de cela deux mois, leur présence sur le terrain de jour comme de nuit a été d’un grand soulagement pour les populations.
B. T.
