Suite au bras de fer qui oppose l’AADL-Alger et l’entreprise chargée de la réalisation des 168 logements AADL-Bouira, le gérant de l’entreprise chargé de la réalisation du projet en question a été contraint de procéder à la fermeture temporaire du chantier. « Depuis plus d’une année déjà, les travaux des 168 logements AADL-Bouira tournent au ralenti et ce, sans que les responsables concernés daignent intervenir… « . Pour rappel, la fermeture de ce chantier remonte au 30 mars dernier, lorsque après avoir utilisé tous les recours possibles, le gérant de l’entreprise a décidé d’accorder aux travailleurs un congé momentané : « Il nous est impossible de continuer de travailler dans ces conditions… la dernière mise en demeure adressée à l’AADL-Alger remonte au 27 mars 2005, et cette dernière intervient après celle du 18/12/2004, sans parler de toutes nos demandes d’audiences restées sans suite et notre autres écrits qui demeurent lettre morte ». Devant cette situation plus que critique, M. Aït Mansour, le gérant de l’entreprise estime qu’il n’avait d’autres solutions que de procéder à la fermeture du chantier : « Chose que je regrette mais je tiens à préciser que les salaires de l’ensemble des ouvriers dont les contrats sont valides, ont été régularisé ». Concernant le soi-disant empêchement du bureau d’étude d’accomplir sa mission sur le chantier samedi dernier, M. Aït Mansour déclare : « Il s’avère qu’un procès-verbal a été établi sans la présence de l’entreprise et que de surcroît, un individu a usurpé la fonction de chef de projet en toute connivence avec le représentant du BET ». Cependant, malgré tout les déboires qu’a connus l’entreprise, M. Aït Mansour ne désespère pas que les travaux reprennent à condition toutefois que les différentes parties se réunissent autour d’une table pour que la réalisation des logements aboutisse dans les plus brefs délais, car en plus de l’avenir des travailleurs de cette entreprise, il y a également l’attente d’un nombre important de demandeurs de logements.
Hafidh B.
