Le bilan dressé au début du mois de janvier passé par la direction de l’Emploi de la wilaya de Bouira pour les Travaux d’utilité publique à haute intensité de main-d’œuvre (TUP-HIMO) fait ressortir une création d’emplois temporaire de 3423 postes pour les tranches 2003 et 2004. La première tranche porte sur 91 projets confiés aux directions techniques de la wilaya (Travaux publics, Hydraulique, Forêts, Environnement) et qui sont réalisés pour un montant global de 134. 270. 561 dinars. la deuxième tranche qui emprunte la même procédure concerne 67 projets lancés au début du mois d’octobre 2004 et qui ont reçu une enveloppe financière de 90. 809. 062 dinars. Les travaux d’utilité publique sont considérés comme un appoint aux projets sectoriels des différentes directions de la wilaya et des programmes communaux de développement (PCD). Ils visent à atténuer le phénomène du chômage qui ronge de large pans de la jeunesse de la wilaya de Bouira dans une conjoncture faite de déficit d’investissement public et privé, comme il tend à faire intervenir le maximum de petites entreprises et de bureaux d’études installés sur le territoire de la wilaya. Les travaux ainsi intiés entrent dans les grandes rubriques de la protection des sols contre l’érosion et la protection des terres agricoles, l’amélioration des réseaux d’assainissement et d’eau potable, la restauration des espaces verts et l’éradication des dépôts sauvages (de gravats et de démolition), l’entretien de pistes et chemins communaux. Il est à noter que l’identification des actions à mener dans le cadre des TUP-HIMO est à la charge des APC et des subdivisions des services techniques au niveau des daïras. Ces deux instances établissent des fiches techniques pour les projets en question selon les directives de la direction de l’Emploi de la wilaya qui réserve la plus grosse partie d l’enveloppe financière à la lasse salariale. Dans les contrats signés par les entreprises attributaires de marchés et que les bureaux d’études sont chargés de suivre sur terrain, il est stipulé le nombre d’ouvrier à employer et la durée de leur emploi, correspondant aux délais de réalisation des travaux. Même si certaines entreprises se plaignent de la faible marge bénéficiaire induite par ce système trop rigide à leurs yeux, il n’en demeure pas moins que l’objectif principale de ces programmes demeure l’absorption d’une partie du chômage principalement dans les zones rurales. Ainsi, la difficile équation que tentent de résoudre les responsables de ces programmes se résume en un maximum de postes d’emploi à créer, d’un certain nombre d’entreprises de réalisation à faire contractualiser, de bureaux d’études auxquels il faut faire appel dans le cadre du suivi des chantiers et, bien sûr, de la réussite des travaux sur le plan technique. La répartition géographique des chantiers répond à un souci d’intervenir sur le maximum des 45 communes de la wilaya vu que les problèmes d’emploi sont vécus pratiquement avec la même acuité dans toutes les contrées de Bouira. Et c’est ainsi que les tranches 2003 et 2004 ont pu toucher les territoires des daïras de M’chedallah, Bechloul, Aïn Bessem, El Hachimia, Haïzer, El Kadiria, Lakhdaria, Bir Ghebalou, Souk Lekhmis, Bordj Okhriss, Sour El Ghozlane et Bouira.
Amar Naït Messoud
