Revoilà les fêtes !

Avec le retour de la belle saison, c’est le retour des cortèges et des klaxons assourdissants. Il est vrai qu’on se marie toute l’année, en Kabylie, mais la saison, pour convoler en justes noces, est bien la belle saison, l’été ! Tradition ? Plutôt commodité : quand on sait qu’une fête peut durer plusieurs jours, avec des invités à loger et à nourrir, on redoute l’hiver qui demande beaucoup de nourriture et beaucoup de couvertures. Certains redoutent aussi les fortes chaleurs qui fatiguent. C’est pourquoi, ils choisissent cette période : ni trop chaude, ni trop froide, juste ce qu’il faut pour être à l’aise ! Bien que certains dépensent encore des fortunes dans les fêtes égorgeant bœufs et moutons à profusions, beaucoup essayent de faire des économies en invitants moins de gens et surtout en limitant les frais. Mais quels que soient les efforts faits, les fêtes coûtent toujours cher. Surtout dans les villages où les convives se comptent par dizaines ! Un nouveau phénomène est apparu ces dernières années : celui de la salle de fêtes. Alors qu’autrefois on n’en rencontrait que dans les grandes, villes elles ont fait leur apparition dans les bourgs et même des villages. C’est plus commode, dit-on, que les cours des maisons, mais en fait c’est surtout le prestige qui est recherché : on fait comme dans les villes, et plus particulièrement Alger. Au demeurant, la « baqlaoua », les « dziriates » et les « mekhbaz » ont remplacé depuis longtemps les « makroutes » à la pâte de datte et les omelettes au miel traditionnelles !

S. Aït Larba