L’évaluations et la gestion des ressources en eau constituent des tâches importantes à la fois pour la satisfaction des besoins socioéconomiques et pour la sauvegarde de l’environnement. Dans la perspective du développement durable, le secteur hydraulique est plus que vital. A cet effet, l’état n’a pas lésiné sur les moyens pour l’améliorer dans la région de Sidi Aich qui couvre trois daïira (Sidi Aïch, Chemini, Timezrit) soit un total de 219 155 km2, mais beaucoup reste à faire malgré les réalisations enregistrées. Cette zone contient 33 forages (16 pour l’AEP, 14 pour l’irrigation et 03 pour l’industrie), et pour ce qui est puits (13 pour l’agglomération, 70 puits collectifs et 2 535 individuels, retenues collinaires 03 et le nombre de captage de sources est de 102) soit un volume produit estimé à 23 930 m3/jour. Et entre rénovation de la conduite existante et construction de nouveaux ouvrages, une enveloppe de plus de 239 milliards de centimes a été déjà consommée dans les différentes communes de la région, et malgré tous ces efforts le problème de l’eau persiste toujours dans certaines localités, surtout en été.Beaucoup de facteurs contribuent à empirer la situation, entre autres la vétusté de certains réseaux d’AEP (adduction et distribution) et l’extension anarchique, ce qui engendre des fuites qui ne sont pas prises en charge en permanence et exposant au risque de connexion avec les eaux usées, délestage fréquent des réseaux électriques provoquant l’arrêt du pompage d’eau (forage et station de reprise) zone de Takrietz et perturbant sérieusement la distribution normale de l’eau aux citoyens, la non maîtrise de la gestion des réseaux AEP, sans omettre les arrêts fréquents des équipements de pompage et les cas de vol de ces équipements enregistrés dans certaines stations, branchement illicite sur les refoulements (cas de conduite adduction hôpital de Bouzermane : plus de 40 branchements. A toutes ces causes-là s’ajoute l’absence de moyens humains et matériels adéquats, et dans le même contexte, dans l’ensemble des 10 communes de la région une seule seulement dispose d’un ingénieur en hydraulique et aucune ne dispose d’un électromécanicien, toutes ces données constituent un obstacle à la promotion de ce secteur, chose qui a poussé la subdivision de Sidi Aïch à diagnostiquer cette situation, mais aussi à proposer des solutions pour atténuer le calvaire des citoyens. Cela nécessite une coordination intersectorielle pour améliorer les prestations et cela ne peut se réaliser sans la dotation des Bureaux d’hygiène communaux de moyens humains et matériels, la réalisation des connexions entre les différentes chaînes de l’AEP existante (Sidi Aich-Sidi Ayad) et (Sidi Aïch, chaîne inter-communale) pour un montant estimé à 1000 000, 00 DA, sécuriser les équipements de pompage par un gardiennage permanent ainsi que le recrutement de personnel qualifié.
K. Rili
