Le projet de construction de soixante-dix logements sociaux participatifs lancé au niveau du chef-lieu de cette commune en mars 2004 semble perdurer encore et le délai de réalisation qui lui a été fixé par les services techniques doit impérativement être revu, eu égard au retard accusé. En effet, la première partie de ce projet prévoyant 40 appartements a, quelques mois après son lancement, buté sur des difficultés qui pourraient certainement être d’ordre financier. Chose qui a conduit à l’arrêt des travaux, laissant ainsi ce chantier en souffrance. Quand aux 30 logements restants, la situation est toute autre, et au rythme où vont les travaux, les bénéficiaires n’auront qu’à se réjouir car ils auront leurs clés dans les délais fixés. Il importe de rappeler que l’agence foncière intercommunale de Bechloul, maître de l’ouvrage, a, comme la loi le stipule, retenu deux entreprises ayant soumissionnés pour la réalisation de ce projet. Néanmoins, quelques mois après, le chargé des 40 logements patauge et n’a pu atteindre le niveau, escompté. Devant cet état de fait, cette agence a procédé à la résiliation du contrat avec le promoteur en question qui, nous dit-on n’a pas honoré ses engagements. Depuis, le chargé du projet n’a en fait pas cessé d’entreprendre des démarches à l’effet de dénicher un entrepreneur intéressé par cette offre. Cependant, à ce jour, soit une année après l’arrêt des travaux, le chantier demeure toujours à l’arrêt au grand dam des bénéficiaires qui se sont pourtant acquittés de la première tranche de l’apport personnel dépassant la trentaine de millions de centimes. Certains de ces postulants, las de voir leurs espoirs compromis, nous apprennent que le recours à un désistement collectif n’est pas à écarter si la situation demeure en son état. Ces derniers qui assistent impuissants à cette situation lancent un appel pressant aux responsables concernés afin qu’ils se penchent sur leur cas. Contacté par nos soins, le président de l’APC de cette localité, nous a déclaré à ce sujet : « Les inquiétudes de ces bénéficiaires sont aussi les nôtres. L’attribution de ce genre de projet ne dépend pas de notre institution, mais nous ne pouvons pas rester dans l’expectative devant ces situations de blocage. J’ignore les raisons fondamentales d’une telle lenteur, mais faut-il faire appel aux entreprises chinoises pour réaliser ce projet ? », conclut-il.
M. Smail
