Avec peu de moyens mais beaucoup de cœur, de volonté et surtout de convictions, les jeunes de Raffour ont, le temps d’un week-end, « imposé » Sadaoui Salah, cet artiste atypique ignoré de son vivant. La commémoration du premier anniversaire de sa mort a été à la mesure de la dimension et du génie de l’homme. Grandiose ! C’est l’exclamation qui vient tout de suite à l’esprit dès lors qu’on s’invite dans la localité de Raffour. Jamais de mémoire des Iwaqquren, le bitume de la RN26 n’a été autant « bondé » de véhicules et de monde. Ils venaient de partout humer le terroir, retrouver, le temps d’une soirée, cette culture arc-en-ciel véhiculée par des Ferhat, des Tayeb Brahim, des Ouazib, des Akli Yahiatène… Jamais de mémoire de Bouiris, la wilaya, même avec trop de moyens, n’a focalisé autant l’intérêt. Quand bien même la prédisposition du Centre culturel Matoub-Lounès et l’aide du HCA, de la Direction de la culture de Bouira, de la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. . étaient concrètes, il n’en demeure pas moins que la réussite de la manifestation dépendait essentiellement de la mobilisation des Iwaqquren. Réputé pour son sens aiguisé de solidarité, le tout Raffour était aux petits soins avec leurs hôtes et veillait au petit grain. Au-delà de de la réussite de l’événement culturel, les Iwaqquren ont surtout secoué la région, rompu avec la monotonie pantouflarde et ce faisant, ouvert le… bal. Rendez-vous l’année prochaine à Raffour ? Le Comité d’organisation dont font partie Amarouche M’hand, Menasra Ali (directeur du centre culturel Matoub-Lounès), Kechadi A., Sahraoui ne l’exclut pas.
T. O. A.
