Une décharge intercommunale pour bientôt

L’APC d’Abi Youcef semble prendre à cœur la gestion des ordures de toutes sortes qui n’en finissent pas de dégrader notre environnement. C’est ce qui ressort, en tout cas, des décisions prises par l’assemblée pour le court et le long terme. Pour parer au plus pressé, il a été décidé de clôturer l’ancienne décharge communale qui se trouve du côté de Tizi El Djamaâ, sur la route du col de Tirourda. Ainsi, pour éviter le dépôt anarchique de gravats et déchets de toutes sortes, un portail et un mur de clôture permettront de contrôler les lieux. « La solution n’est que temporaire », nous affirme Hocine AÏt Ben Hamou, le président d’APC car, dit-il, « un projet d’envergure est en voie d’être finalisé ». En effet, le problème n’étant pas particulier à Abi Youcef, l’idée d’une décharge intercommunale a été retenue par le ministre de l’Environnement, à qui le projet a été soumis. Un terrain destiné à cette réalisation, d’une superficie de cinq hectares a déjà été acquis à Abi Youcef. La future décharge contrôlée concernera, dans un premier temps, les communes d’Aïn El Hammam et d’Abi Youcef. Située non loin du siège de la commune, la décharge en plus d’être à l’abri des regards, aura l’avantage d’éviter la dégradation de l’environnement. Ce qui était loin d’être le cas avec les anciens dépotoirs situés aux abords de la route nationale et gérés anarchiquement au point où les riverains étaient menacés, même dans leur santé. C’est le cas de la décharge d’Aïn El Hammam dont les ordures débordent jusqu’à réduire la largeur de la chaussée. Lorsque l’amoncellement de détritus rend l’incinération inévitable, c’est le village d’Aguemoun Izem, situé à cinq cent mètres plus haut, qui reçoit la fumée durant plusieurs jours, surtout que cela arrive souvent en été. Quant aux Aït Sidi Ahmed, dont les sources risquent d’être polluées (si elles ne le sont pas), déjà ils ont de plus en plus tendance à éviter de boire l’eau des sources, de peur d’un empoisonnement. Les associations de défense de l’environnement ou de simples citoyens qui ne cessent d’attirer l’attention des autorités sur les nuisances causées par ces décharges ne seront que réjouis de voir ce projet aboutir. Ce serait un grand pas de fait pour redonner à notre environnement sa beauté dont on est si fiers. D’autres actions sur la préservation de notre cadre de vie doivent être menées de concert avec les associations qui doivent sensibiliser les citoyens pour qui la protection de l’environnement peut aussi passer par de simples gestes, comme celui de jeter ses déchets dans les endroits réservés à cet effet.

Nacer B.