Des vendeurs occasionnels à la rescousse des mordus de lecture

Lorsque les livres scolaires et la documentation font défaut dans les établissements scolaires, dans les bibliothèques et même dans les librairies, cet outil pédagogique et du savoir, indispensable aux élèves et aux étudiants, devient un objet de luxe. Dans les marchés et chez les revendeurs occasionnels, on en trouve de tous les genres. En effet, depuis que les établissements scolaires enregistrent, notamment ces dernières années, un manque criard en manuels scolaires, ces vendeurs font du commerce du livre, scientifique, littéraire… et pour tous les cycles qui ont du primaire au supérieur, un moyen de s’alourdir les poches. Etalés à même le sol, dans les rues de la ville ou dans les marchés, le client est étonné de dénicher des ouvrages dont il ignore l’existence ou qu’il a cherchés dans les librairies et les bibliothèques sans résultat. Alors, une question s’impose : où trouvent-ils ces livres et ces bouquins ? Un vendeur que nous avons interrogé à la sortie est de la ville où il est habitué à étaler sa marchandise sur les trottoirs de l’avenue Abane-Ramdane, à Tizi Ouzou a été très rapide à notre question. « Je les récupère de chez des amis et des proches qui n’en ont plus besoin et j’en fais mon gagne-pain en les vendant aux amoureux de la lecture et de la recherche. Je détiens un trésor du savoir, ce qui permet aussi et en plus aux élèves et aux étudiants dont les parents ne peuvent pas faire face à la cherté des livres neufs, d’avoir des livres bon marché pour étudier, bien que cela ne soit pas un luxe ». Notre interlocuteur n’a pas tort, car s’il est une compagnie dont on ne se lasse jamais, c’est bien celle du livre. Il apporte à chacun d’entre nous la culture à l’esprit, la vivacité à l’intelligence, le tonique au moral et bien d’autres richesses encore. Seulement, pour les livres comme pour les amis, « mieux vaut qualité que quantité ».

S. K. S.