Le rein dans tous ses états

Une action R comme rein. L’organe a constitué le sujet principal de la journée scientifique organisée jeudi dernier par l’association des paramédicaux-SAPM- du secteur sanitaire d’Amizour. Des médecins spécialistes et des paramédicaux ont abordé le rein par toutes les facettes. Les étiologies urologiques, les pathologies rénales dont l’insuffisance rénale chronique au stade terminal qui nécessite une assistance mécanique (hémodialyse) des sujets atteints, sinon une transplantation rénale sans pour autant oublier de faire un lien sur les moyens de prévention, sont autant de thèmes et de sujets abordés lors de cette journée médicale. Une équipe d’infirmiers du Centre l’hémodialyse de l’hôpital Franz-Fanon de Béjaïa ont fait découvrir à l’assistance nombreuse les soins complexes et les différentes techniques effectuées lors des séances d’hémodialyse. « Quelque cent nouveaux cas d’insuffisants rénaux chroniques au stade terminal sont enregistrés chaque année dans notre wilaya », avoue l’un des plus anciens spécialistes en néphrologie. Dr Cherfaoui ironise qu’à ce rythme tous les fast-foods et cafés seront transformés en centres d’hémodialyse. Une véritable problématique de santé publique. Les insuffisants rénaux au nombre croissant n’ont dû leur survie qu’à l’assistance d’une machine dans l’attente d’une greffe rénale, le seul traitement définitif et efficace de la défaillance totale de la fonction rénale. Les intervenants durant cette journée ont fait dans la promotion de cette médecine qui fait dans la transplantation d’organes. Depuis la première greffe effectuée en 1987 en Algérie, le nombre de malades ayant bénéficié de cette « pièce de rechange » reste faible. Vu ceux qui attendent impatiemment de se voir débarrassés des machines de dialyse, dans la wilaya de Béjaïa, il existe deux centres d’hémodialyse du secteur public (Akbou et Béjaïa) saturés de malades et deux autres centres privés. Rappelons qu’une séance d’hémodialyse coûte environ 8000 DA. La somme versée par la Sécurité sociale pour des milliers de malades insuffisants rénaux n’est pas une bagatelle. Tous s’accordent à dire qu’il faut encourager la greffe rénale dans notre pays même si des prémices d’un avenir propice s’affichent déjà.

T. N.