Un hôpital neuf et un équipement vieux

l L’idée de dotation de l’hôpital d’Aokas d’un bloc opératoire et d’un service des urgences l’a été dans le but d’éviter les évacuations des malades vers l’hôpital de Béjaïa qui se terminent des fois par le décès du patient en cours de route alors que maintenant que la structure en béton est réalisée, nous constatons l’absence d’équipements nécessaires. Cela servira à quoi, dans ce cas ? La phrase du 2e adjoint au maire d’Aokas, Touati Ferhat, cadre de la santé de son état, lors de l’inauguration des nouveaux services de l’hôpital d’Aokas, résume à elle seule la non-prise en charge totale du projet de création d’un bloc opératoire et d’un service de pédiatrie au niveau de cette structure hospitalière. Dans la matinée du jeudi, le DDS accompagné de son staff, du directeur du secteur sanitaire, en présence des autorités locales, a procédé à l’inauguration officielle du bloc opératoire et des services de pédiatrie, de radiologie et de médecine à l’hôpital d’Aokas dont le projet avait été lancé au mois d’août 2000. Six années plus tard, le projet a été achevé mais pas totalement réussi, surtout les salles de réanimation et de préparation du bloc qui ont des murs détériorés par les infiltrations des eaux (humidité). Ne disposant pas d’équipements, cette nouvelle structure ne fera pour le moment que remplacer l’ancien service des urgences de l’hôpital en attendant sa prise en charge réelle pour qu’elle réponde aux attentes de la population et qu’elle assure les services pour lesquels elle a été prévue. Les personnels de l’hôpital et la population attendent avec impatience la concrétisation des promesses des autorités compétentes de doter cet hôpital de tous les équipements nécessaires et de les mettre en service le 5 juillet prochain. Une fois cela fait et prenant déjà depuis longtemps en charge les populations de pas moins de 7 communes, allant de Tichy jusqu’à Mansouriah, l’hôpital d’Aokas avec ses nouveaux services retrouvera assurément son rôle de secteur sanitaire comme il a été autrefois.

A. Gana