l L’équipe d’entretien de l’ADE n’arrive plus à faire face aux fuites d’eau quasi quotidiennes qui surviennent sur le réseau de la ville. Dès qu’une brèche est colmatée quelques part, un déboîtement est signalé un peu plus loin. Pire, l’origine de certains écoulements se trouve, parfois à cinquante mètres en amont. Pour illustrer cette situation critique il n’y a qu’à faire un tour du coté de la rue Bounouar M’Hana. Sur une longueur d’environ cent mètres, l’ADE est intervenue pour réparer les cassures une dizaine de fois en l’espace d’un mois. Ce phénomène inhabituel a atteint les autres rues en contrebas. On ne peut passer dans la rue sans enjamber des flaques d’eau. Nous avons constaté sur place que l’origine du mal ne vient ni de la vétusté du réseau ni de la qualité du travail réalisé. Il viendrait plutôt, d’après nos sources, du mouvement de terrain que subit la ville ces derniers temps. Nous avons, dans une de nos éditions, évoqué le problème qui ne date pas d’aujourd’hui. Cependant, il n’est pas inopportun de tirer la sonnette d’alarme quant à ce phénomène qui pourrait avoir des conséquences fâcheuses si des dispositions ne sont pas prises. Les trottoirs de la grand rue et surtout ceux de la rue Bounouar ne cessent de s’affaisser. Un commerçant de cette rue, nous a montré le déboîtement subi par la conduite d’évacuation, en PVC, des eaux pluviales. Le vide séparant les deux parties est d’environ sept centimètres. Les rafistolages opérés par les riverains ne durent que quelques jours, avant que des fissures n’apparaissent à nouveau. Un bâtiment situé sur la même rue semble pencher vers le bas coté. Le carrelage de sa devanture, laisse apparaître des espaces de plusieurs centimètres pendant que le crépissage extérieur est complètement craquelé. L’équation est difficile à cerner puisque le mouvement de terrain ne peut être qu’accentué par l’eau qui s’engouffre dans les fissures. Pour le moment les services des eaux remplacent les anciennes conduites par de nouvelles en PHD. Mais cela n’arrêtera pas, pour autant, ce qui s’apparente à une catastrophe annoncée si des mesures urgentes ne sont pas prises par les responsables concernés.
Nacer B.
