l “Non content de qualifier les représentants que nous sommes de délinquants, l’employeur continue son entêtement à refuser de régler nos problèmes et autres revendications soumises dans une plate-forme, mais aussi toute négociation autour d’une table, et ce malgré les diverses correspondances qui lui ont été adressées…”.C’est en ces termes acerbes et dépités que la section syndicale de la SNC “Lavalin Maghreb” résume le nouveau malaise qui range l’entreprise. Cette situation, qui a déjà provoqué un premier débrayage il y a quelques semaines, semble se corser au fur et à mesure que les deux parties se refusent mutuellement de céder. Un débrayage qui, rappelons-le, a coûté à Lavalin une sanction (mise en demeure de se conformer aux textes régissant le monde du travail) mais qui ne semble pas, selon les syndicalistes, avoir changé grand chose au sein de l’entreprise. “Il persiste à vouloir étouffer toute veilleté des travailleurs a exprimer leurs légitimes revendications, en harcelant, dans un premier temps, leurs représentants, puis les travailleurs, en procédant à des suspensions arbitraires et autres intimidations”, s’exprime encore la section syndicale de l’UGTA.A l’origine de ce nouveau conflit, la persistance des travailleurs à décrocher la pléiade de revendications posées à maintes fois devant leur employeur. Il s’agit, entre autres, du maintien du taux horaire au pourcentage du premier contrat, le règlement des arriérés de salaires, la réouverture de la cantine scolaire (conformément au règlement intérieur, et ce, de par l’éloignement et l’isolement des chantiers) et la révision de certaines clauses du contrat au profit des travailleurs.En attendant que Lavalin réagisse, les travailleurs s’affichent toujours mécontents. Les travaux de raccordement du barrage de Taksebt vers la capitale risquent de nouvelles perturbations. Affaire à suivre.
Ahmed B.
