Avec l’été, le problème de l’eau se pose de nouveau : pénurie pour un grand nombre de villes et de villages mais aussi qualité. L’eau, si elle est, en effet disponible, dans les robinets comme dans les sources ou les puits, peut ne pas être propre à la consommation. Les eaux usées, d’origine industrielle ou domestique constituent des sources de pollution importante des ressources en eau et, dans certaines localités, les rejets sont plus importants en période estivale, avec l’afflux des vacanciers. Les dépôts d’ordures, voire les décharges sauvages, à proximité des sources ou des barrages, augmentent considérablement les risques de pollution. Le manque d’entretien des fontaines, dans les contrées montagneuses, conduit à la dégradation des eaux, avec notamment l’apparition de micro-organismes, à la source de nombreuses maladies. Une eau potable doit réunir un certain nombre de caractéristiques physiques, chimiques et biologiques, établies par des analyses de laboratoire. L’organisation mondiale de la Santé (OMS) a aussi établi des normes internationales pour l’eau de boisson. La communauté économique européenne a édicté en 1985 62 paramètres analytiques, aujourd’hui adoptés par tous les membres de la communauté… Le consommateur, lui, peut vérifier cette qualité par des traits faciles à déterminer : l’absence de couleur et d’odeur, l’insipidité et la fraîcheur. Mais il est vrai que lorsque l’eau est rare ou qu’il faille aller loin pour la ramener, on a tendance à se contenter de ce que l’on a, même si on prend des risques… Mais attention, tout de même : l’eau est un véhicule de maladies très graves…
S. Aït Larba
