Les Montagnards doivent se ressaisir

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Au début du championnat, des moyens adéquats ont été mis en place : renforcement de l’équipe par le recrutement de pas moins de 6 joueurs. Dans ce domaine, l’école de football locale a joué un rôle prépondérant. C’est une vraie pépinière qui a nourri les jeunes catégories telles que les minimes, cadets et juniors. Tout en leur honneur, les jeunots ont pu étaler d’ailleurs dans une compétition très serrée leurs talents de petits génies en se permettant le luxe de jouer les premiers rôles, contrairement à l’équipe seniors qui a perdu toutes ses lettres de noblesse. Durant la phase-aller, l’équipe seniors a réalisé des performances à la mesure des résultats escomptés, en figurant dans le peloton de tête, parmi les équipes données favorites à l’accession. Depuis l’entame de la phase-retour et jusqu’à la fin du championnat, la chance ne lui a plus souri ; elle a perdu le goût de la victoire et, fait inattendu, elle n’a fait que cumuler les maladresses qui se sont soldés généralement par des défaites à l’extérieur et des matchs nuls à domicile. Certes, elle ne jouait pas sur du velours car, parfois, les dirigeants avaient du mal à réunir 11 joueurs. Les difficultés qui pleuvaient sur leur club n’ont pas pu altérer l’engagement des dirigeants, à leur tête le président du club, en l’occurrence Kerrouche Omar. Avec détermination, ils avaient tant bien que mal tout fait pour sauver du naufrage l’équipe et éviter sa disparition, car ils étaient conscients que c’était le rêve de centaines de jeunes locaux adeptes de football qui s’envolera. Ils louvoient seuls et ne cessent de crier leur détresse en frappant à toutes les portes des organismes liés de près ou de loin à la promotion du sport.Mais le football à Béni Maouche est une passion populaire née dans les quartiers pauvres. Cela ne laisse planer aucun doute sur l’engagement indéfectible des adeptes de ce sport roi à relever le défi en se mobilisant derrière leur équipe pour la hisser au plus haut niveau.Cela étant, l’espoir est permis, attendant donc la saison prochaine pour voir si l’équipe se réveillera du bon pied pour faire oublier aux Béni Maouchois cette mésaventure d’une saison ratée à inscrire aux oubliettes.

L. Beddar

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