Le comité d’organisation installé

Vingt-cinq juin et 21 juin sont deux évènements qui seront célébrés cette année comme il se doit. Si la première date correspond au 8e anniversaire du lâche assassinat perpétré à l’encontre du chantre de la cause amazighe, feu Matoub Lounès, la seconde est celle du 5e anniversaire de l’assassinat par les brigades spéciales de la Gendarmerie des deux jeunes, Didouche Samir et Khalfouni Kamel. En effet, ces dernières années, les célébrations ont été plutôt timides, mais cette année, la population de Draâ El Mizan espère plus d’activités. A cet effet, l’exécutif communal présidé par M. Didouche Hamou, a pris l’initiative de prendre attache avec les représentants des comités de village, d’associations culturelles et comités de quartiers en vue de tracer un programme de commémoration qui s’étalera sur plusieurs jours. Avec la participation des associations Taneflit et Amgud, récemment créées, il est donc attendu une grande réussite pour la commémoration de ces deux dates. Dernièrement, et plus précisément mercredi passé, la salle de délibérations de la mairie de Draâ El Mizan a été le théâtre d’un regroupement de plusieurs personnes venues de différents milieux. Dans les différentes interventions, on a retenu qu’une importance particulière sera donnée à ces deux dates. Beaucoup ont relevé que durant ces dernières années, un certain oubli a gagné quelque peu la population. « Il faudra redonner leur juste valeur à ces évènements. Ni Matoub ni Didouche ni Khalfouni n’ont été assassinés pour leurs intérêts. Ce sont des martyrs des libertés et de la démocratie », a souligné le représentant d’un comité de village. Pour le moment, le comité installé est à pied d’œuvre pour tracer le programme des festivités mais une chose est sûre, il comprendra de nombreuses activités : exposition, conférences, prises de paroles, recueillement et affichages. Il semblerait que sur le plan sportif, les deux équipes locales, à savoir l’ESDEM et l’EDEM se donneront la réplique en hommage à toutes les victimes de la démocratie d’une part, et aux victimes de la région ainsi qu’à Lounès Matoub qui, de son vivant, faisait de Draâ El Mizan sa ville d’adoption où il avait plusieurs amis, d’autre part.

Amar Ouramdane