Aïn El Hammam : Une semaine après son bitumage, la rue défoncée à nouveau

Les travaux qui se déroulent en ce moment au niveau de la rue Cheikh Amer, menant vers Aït Sidi Saïd, scandalisent la population de Aïn El Hammam qui y voit un exemple frappant de la gestion, au pifomètre, de la ville de Aïn El Hammam.

Moins d’une semaine après son bitumage, la rue en question reçoit à nouveau une excavatrice pour creuser des tranchées, visant à réparer le réseau d’assainissement qui venait d’ailleurs d’être refait, il y a peu.

Un attroupement s’est formé autour de ce curieux chantier que d’aucuns n’hésitent pas à citer comme le prototype de la décadence de Michelet. Des commentaires acerbes et autres sarcasmes fusent de toutes parts. Le manque de coordination et de suivi des différents services chargés des travaux étatiques devient flagrant. En plus des dépenses inutiles occasionnées au budget de l’Etat, le chantier génère des désagréments aux riverains et aux citoyens des villages qui transitent par cette rue. Les causes de ce disfonctionnement seraient à chercher dans le manque de coordination des différents services. Sur place, les bribes d’informations qu’on a consenti à nous divulguer, font état d’une partie du réseau d’évacuation des eaux usées de la ville qui ne serait pas doté d’une sortie alors qu’il reçoit les rejets de toute une rue.

Une question revient sur toutes les lèvres : Qui a permis le bitumage de la rue alors que les travaux du réseau d’assainissement n’étaient pas terminés ? Toujours est-il que, les citoyens fort nombreux en cet endroit stratégique qu’est la place de Aïn El Hammam, ne cessent de désigner de « honteux » ce genre de situation. « C’est à croire que Michelet est condamné à ne subir que des démolitions et autres tranchées » s’insurge Djaffar qui ajoute que « La situation a atteint un seuil de non retour ». Des décisions énergiques doivent être prises, en haut lieu, pour que Michelet remonte la pente.

A. O. T.