Choix de terrains pour un CEM et un lycée

Apparemment, le secteur de l’éducation se taille une grande part dans la région de M’kira. Si à sa création, en 1984, la commune de M’kira avait transformé une école primaire à Tighilt Bouguenni en collège d’enseignement moyen, aujourd’hui cette municipalité compte pas moins de trois CEM. En effet, la localité a bénéficié d’un deuxième établissement de ce genre à Tamdikt, un village distant du chef-lieu d’environ douze kilomètres. En 2003, un autre CEM de type Base 3 a été réalisé à Akerrouch Oufella dont ont bénéficié les élèves arrivant de Bouhadj et d’Imaândène. Cependant, il demeure que le secteur est toujours dans un état de balbutiements, quand on sait que des collégiennes continuent à souffrir, si elle n’ont pas quitté précocement les bancs de l’école, car elles habitent à Tara ou Ath T’Harount. Après plusieurs démarches des autorités locales, deux autres établissements ont été inscrits pour la commune de M’kira. Il s’agit d’un quatrième collège et d’un lycée. Dernièrement, nous avons contacté M. Rabah Guessab en sa qualité de premier vice-président de cette APC, pour en savoir plus sur ce sujet. « Les équipes de choix de terrains ont déjà fait leurs sorties. Les sites ont été choisis. Maintenant, il faudra passer par toutes les autres procédures, c’est-à-dire publication des offres et désignation d’entreprises », nous a-t-il confié. Même si la réalisation de ces deux projets nécessite du temps, il y a quand même lieu de dire qu’ils apporteront beaucoup pour le secteur, notamment pour le secondaire, car, aujourd’hui, certains lycéens font plusieurs kilomètres pour arriver jusqu’à Tizi Ghennif. L’éloignement a poussé des parents à ne plus envoyer leurs filles à l’école pour plusieurs raisons, dont les dépenses quotidiennes auxquelles ils ne peuvent subvenir. « J’ai un garçon et deux filles scolarisées à Tizi Ghennif. C’est dur pour moi de leur assurer au moins cent cinquante dinars par jour. Il a fallu que je ne laisse que le gosse », tels sont les propos d’un père de famille du village de Taka. La concrétisation du second projet est aux yeux des autres parents, dans la situation de notre interlocuteur, une lueur d’espoir pour permettre à leur progéniture d’acquérir le savoir, la seule arme de l’homme surtout quand on est issu de familles pauvres.

Amar Ouramdane