Les apiculteurs se consultent

Les maladies des abeilles, en général et particulièrement le varroa, ont fait l’objet d’une rencontre qui s’est déroulée à Aït Yahia lundi dernier. Réunis grâce à l’Association pour l’apiculture de montagne (APAM), les apiculteurs de la daïra d’Aïn El Hammam se sont donnés rendez-vous pour une journée d’étude où la lutte contre les parasites a été un sujet dominant. Les organisateurs ont, pour la circonstance, invité « Api Agro », le représentant algérien d’Api Agro, un laboratoire franco-américain spécialisé dans la production d’un matériel apicole, des médicaments pour la traitement des maladies des abeilles et de tout ce qui se rapporte à l’apiculture. Le thème central des débats a été le varroa, ce parasite bien connu qui fait des ravages dans les ruches. Les colonies, qui ont échappé aux intempéries, sont menacées par les maladies. Les éleveurs traditionnels ont vu leurs ruches décimées en peu de temps. ce qui explique l’inquiétude des paysans qui se traduit par l’inévitable question de savoir comment si ce n’est l’éradiquer, tout au moins, limiter l’action de cet acarien (car c’en est un). Les agronomes du laboratoire ont présenté un produit de lutte contre le varroa ayant l’avantage d’être à base de thym, n’altérant donc pas la qualité du miel issu des ruches traitées. Le conférencier a d’ailleurs insisté sur l’avantage d’un médicament à base de plantes : « Si les producteurs algériens aspirent à labelliser leur produit, afin de l’exporter, celui-ci doit être pur, donc, débarrassé de tout produit chimique. Quant à l’utilisation pratique du traitement, il a été programmé une sortie des conférenciers, en compagnie des paysans, sur le terrain où une démonstration sera faite sur une dizaine de ruches ». Pour tester l’ »Apiguard » tous les apiculteurs présents, ont reçu gracieusement une boîte chacun. Un matériel nouveau, permettant la détection des maladies de la ruche, appelé « fond grillagé » utilisé en Europe, a été présenté aux paysans. L’entreprise en commencera bientôt la production et la commercialisation. Partant du principe que la cire produite par les abeilles est, souvent irrécupérable après la récolte, Api Agro se propose de la récupérer pour en faire de la cire gaufrée qu’il mettra sur le marché à un prix réduit. Ce qui évitera l’importation de ce produit tout en réduisant les dépenses des producteurs de miel. Lors des débats, les adhérants de l’APM ont montré un degré de connaissance appréciable, arrivant à comparer les différents produits existants sur le marché, relevant les avantages et inconvénients de chacun d’eux. Il ressort des avis recueillis que c’est plutôt le prix de revient ainsi que l’efficacité du traitement qui influeront sur leur choix d’un « produit donné ».

Nacer B.