Examen de sixième, succès ou échec

Le taux de réussite à l’examen de sixième a été, cette année, de 65, 55%. Ce chiffre paraît très élevé si on le compare à celui qu’enregistre le brevet d’enseignement moyen ou encore le bac. Mais il paraît faible quand on sait que cet examen sanctionne un cycle d’enseignement au cours duquel l’enfant est censé avoir acquis les apprentissages fondamentaux : la lecture, l’écriture, la grammaire, l’élocution, le calcul… Des apprentissages qui vont lui servir au cours des deux autres cycles, le moyen et le secondaire. Au vu des résultats, c’est un quart des enfants qui n’ont pas acquis ces apprentissages fondamentaux, ce qui représente des milliers d’élèves… Le ministère de l’Education nationale a dû prévoir ces résultats puisque l’annonce d’une seconde session a été prévue avant l’examen… Le temps entre les deux sessions sera consacré, dit le communiqué du ministère, aux révisions. Comme si, en quelques jours on pouvait rattraper des lacunes accumulées pendant plusieurs années ! En fait, le taux d’échec actuel est imputable aux errements qui ont longtemps prévalu dans le domaine de la pédagogie. Le président Bouteflika l’a bien vu, en faisant de la réforme de l’école l’une des priorités de l’Etat. La réforme est aujourd’hui engagée mais elle n’est pas toujours appliquée comme il se doit… On risque encore d’attendre longtemps avant de voir tous les jeunes Algériens passer avec brio l’examen de sixième, preuve qu’ils ont tous acquis les connaissances fondamentales qui leur permettront d’aller plus loin…

S. Aït Larba