l Plusieurs projets ayant un impact direct sur la vie des citoyens, sont en cours de réalisation, dans la commune d’Abi Youcef. Cette fois, ce sont les jeunes, longtemps oubliés, qui seront ravis d’apprendre le début des travaux du complexe sportif. En projet depuis une dizaine d’années, la construction d’un stade de football a été l’objet de maintes discussions, au niveau des différentes assemblées qui se sont succédées depuis 1995, année de la première délibération de l’APC sur la question. Certains ont même fait de la réalisation du stade leur cheval de bataille, lors des différentes campagnes électorales. Les lenteurs administratives et le non-suivi du projet ont fait que, bien qu’inscrit dans le cadre du plan sectoriel du ministère de la Jeunesse et des Sports, le complexe sportif d’Abi Youcef soit remis, à chaque fois, à une date altérieure. Aux jeunes qui viennent réclamer un lieu de loisirs, les présidents d’APC brandissent la même réponse, à savoir « la construction d’un complexe omnisports débutera incessamment ». Il a fallu attendre l’année 2004 pour qu’une autre délibération de l’APC vienne, enfin, remettre en route le projet, sans pour autant que les travaux connaissent un commencement. Cette année, d’après le président de l’APC et ses adjoints, le rêve n’est pas loin de devenir réalité. L’entrepreneur à qui a été confié le projet s’est rendu sur les lieux, ce lundi et se prépare à entamer les travaux dans les jours qui viennent. Ainsi, nous apprenons que le terrain choisi auparavant demeure le même, Thizi L’Djamaâ en l’occurrence, et que l’étude du sol est terminée. « Une salle omnisports et un terrain de football aux normes de la Fédération algérienne de football », tient à préciser le vice-président de l’APC, verra le jour bientôt. La durée de réalisation des travaux ne devrait pas dépasser 18 mois et le coût de ce bijou, qui comprendra outre le stade, une salle, un terrain annexe et un terrain de pétanque, est estimé à 3 milliards de centimes. « L’essentiel est de commencer. Ainsi, nous pouvons projeter d’engager une équipe de football comme partout ailleurs, sachant que nous aurons un terrain de domiciliation », commentent des jeunes, las de voir que leur commune ne peut pas leur offrirde cadre qui leur permette d’exprimer leur talent. Quant au président d’APC, il fait du complexe sportif l’une de ses priorités. Rappelons que la daïra d’Ain El Hammam est l’une des daïras si ce n’est la seule à l’échelle nationale, à ne pas avoir une équipe de football pour la représenter. Elle est aussi celle qui a donné au mouvement sportif national beaucoup de talents, toutes disciplines confondues.
Nacer B.
