La commune de Draâ El Gaid, issue du découpage administratif de 1985, a une superficie de 120,16 km2, pour une population de 29 500 habitants environ. Avant cette réorganisation territoriale, elle faisait partie de la commune-mère de Kherrata, chef-lieu de daïra qui comprend réellement deux communes : celles de Kherrata et Draâ El Gaïd. Caractérisée par un vaste territoire, à localités rurales de fortes densités de populations, elle a une vocation agricole par excellence dont les activités sont dominées par les cultures maraîchères, la céréalicuture, l’arboriculture, l’élevage bovin et ovin pour l’auto-consommation, ainsi que l’aviculture. Quant aux produits en excédent, ils sont commercialisées au niveau local par les apiculteurs. Néanmoins les rendements sont faibles en raison des contraintes rencontrées par les agriculteurs, notamment la cherté des engrais, le manque de matériel agricole adéquat et surtout l’absence de système d’irrigation des vastes terres susceptibles d’être exploitées, ce qui restreint les activités aux seuls besoins familiaux, alors que les potentialités offertes en matière de développement de l’agriculture dans cette commune sont multiples et nombreuses, qui ne demandent qu’à être exploitées et rentabilisés. Le secteur agricole peut jouer un rôle non négligeable dans cette commune, venu aussi dans la région de Kherrata par l’introduction de moyens matériels, surtout l’irrigation qui constitue un obstacle majeur, pour les agriculteurs, en raison du manque d’eau pour faire face aux besoins des cultures, grandes consommatrices de ce liquide précieux, particulièrement les cultures maraîchères qui peuvent offrir la disponibilité des produits et satisfaire, les besoins de la consommation locale. Ce déficit peut être comble par la soustraction d’une quantité partir du lac d’Ighil-Emda de Kherrata d’une capacité de stockage de 156 millions de m3, dont une partie seulement est utilisée pour le fonctionnement de la centrale électrique Sonelgaz. Cette solution est réalisable du fait que les rives du barrage sont en grande partie situées sur le territoire de la commune de Draâ El Gaïd, ce qui offre toutes les possibilités techniques de mise en place de système d’irrigation des terres agricoles utilisables aussi pour les activités multiples de développement de ce secteur stratégique. Un ensemble d’atouts disponibles et favorables pour permettre la disponibilité des produits agricoles sur le marché local et qui aura un effet positif sur la quantité et la qualité sans négliger les prix qui connaîtront une baisse sensible au profit des consommateurs, exposés aux aléas de la fluctuation des prix excessifs constatées sur le marché. Certains produits agricoles ont atteint des plafonds inimaginables dans la région de Kherrata, telle que la pomme de terre qui a approché les 50 00 DA le kg. Mais, il est évident que l’agriculteur ne peut faire face avec sa bonne volonté et le peu de moyens financiers dont il dispose pour les investissements destinés à l’acquisition des équipements d’irrigation que cela impose. Des actions incitatives doivent s’accompagner par l’attribution d’aides ou de crédits par l’Etat au profit de ce secteur pour permettre une meilleure exploitation des terres agricoles qu’offre cette commune et la diversification d’autres activités liées à l’agriculture qui dépend de la disponibilité des ressources en eau qui ne demandent qu’à être exploités. L’irrigation des terres agricoles de la commune de Draâ El Gaïd, à partir du barrage d’Ighil Emda, offre par conséquent, des opportunités de développement de l’agriculture à court, moyen, et long termes et aura des répercussion positives en matière de satisfaction des besoins de la consommation en produits agricoles dans la région de Kherrata. Il suffit de les exploiter.
Slimane Zidane
