La Dépêche de Kabylie : Un petit aperçu sur votre établissement… A. A. : Ouverte depuis trois décennies, notre école a formé pratiquement tout le personnel paramédical de la wilaya de Béjaïa et quelques-uns d’autres wilayas du pays aussi. Pour la présente année scolaire, elle compte en son sein 118 élèves pour des formations de diplômés d’Etat en soins infirmiers, en soins psychiatriques et en préparation pharmaceutique. L’encadrement pédagogique existe-t-il ?Nous avons 8 enseignants permanents et une quinzaine de contractuels mais, hélas, les spécialistes qui peuvent apporter un plus à ces formations travaillent et résident à Béjaïa et refusent de faire la navette pour venir enseigner à Aokas car nous ne pouvons les héberger vu l’absence de logements de fonction. Toutefois, le personnel actuel est assez expérimenté pour former des futurs cadres de la santé dignes de ce nom.
En plus du problème d’encadrement, quelles sont les difficultés rencontrées ?Tout d’abord, les terrains de stage qui sont les services du secteur de Béjaïa et accessoirement le sous-secteur d’Aokas sont très loin de l’école et il a fallu mon intervention personnelle pour faire accepter par le COUS de Béjaïa, le transport de nos stagiaires, et aussi le paiement par nos soins des frais de restauration des élèves au niveau de l’hôpital de Béjaïa. En outre, le manque de terrain d’assiette ne nous permet pas d’agrandir notre école, qui en a tant besoin, notamment en logements pour inciter les médecins spécialistes à venir étoffer notre encadrement pédagogique.
Quelles sont vos satisfactions ? Je tiens à signaler que je n’ai fait que parachever le travail entrepris par mon prédécesseur. Sinon, effectivement, j’ai eu à réaliser une structure pour les services économiques, une bibliothèque avec un centre d’Internet qui compte une quinzaine de micros, et une salle de conférence équipée de tous les moyens didactiques et logistiques d’une capacité de 150 personnes. D’ailleurs, cette dernière peut servir aussi bien à l’école qu’à toutes les structures du secteur sanitaire de la wilaya de Béjaïa et des services de la commune. En plus de ces réalisations infrastructurelles, j’ai tenu à respecter les 2 objectifs que nous a assigné la tutelle, à savoir le confort des stagiaires et la redynamisation des salles de démonstration pratique dans l’établissement. Pour le premier point, en plus de l’amélioration du menu, 2 salles de sport, l’une pour les filles et l’autre pour les garçons, ont été ouvertes, une salle de jeu et de télévision a été mise à la disposition des stagiaires ainsi que l’acquisition de draps et couvertures neufs et, tenez-vous bien, des tables de nuit pour tous les élèves. Le 2e point a été plus difficile à respecter mais quand-même, avec notre acharnement de bien faire, nous avons doté l’école de toutes les techniques de soins infirmiers de base et de toute la petite instrumentation y compris les mannequins. Tous ces moyens didactiques permettent à nos stagiaires de pratiquer au niveau de l’école avant d’aller en stage pratique à l’hôpital.
Entretien réalisé parA. Gana
