Belkhadem s’engage à augmenter le Smig lors de la tripartite

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D’emblée, le chef de l’Exécutif s’attaquera à la question des salaires, première préoccupation des citoyens et du monde du travail et affirmera que l’urgence actuellement est d’améliorer le pouvoir d’achat des citoyens, qui devraient bénéficier de l’aubaine que connaît l’économie algérienne. Il expliquera que le dossier des salaires pour toutes les catégories professionnelles, est déjà pris en charge à travers un atelier de travail en concertation avec le partenaire social. Il annoncera que si la première étape touchera les 1,3 million de salariés de la Fonction publique à travers la bipartite qui se tiendra ce mois-ci, la seconde concernera la révision du statut général de la Fonction publique pour aller vers les statuts particuliers. « Actuellement, ce statut général avec 54 catégories est très complexe, et le dossier étudié sera présenté au conseil du gouvernement pour adoption », ajoutera-t-il. Le SNMG et la révision de la grille de salaires de tous les travailleurs algériens sera traitée, selon M.Belkhadem, lors de la prochaine tripartite programmée pour le mois de septembre et des propositions seront présentées au président de la République. M.Belkhadem précisera également que les augmentations des salaires ne seront pas symboliques au qu’il estime que cette volonté du gouvernement de mettre de l’ordre dans la question des salaires a pour premier objectif l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens.« Encourager les investissements hors hydrocarbures »Sur le volet économique, le chef du gouvernement insistera sur la nécessité de promouvoir l’investissement hors hydrocarbures, en veillant à la création d’un environnement favorable et au règlement de tous les obstacles qui bloquent les opérateurs, potentiels investisseurs. Il reconnaîtra qu’un changement des mentalités s’impose et que les contraintes bureaucratiques et le problème du foncier sont les plus cuisants. Raison pour laquelle, Belkhadem soutiendra qu’il faudrait canaliser les multiples centres de décision qui découragent les investisseurs à travers de longues et éreintantes procédures, au sein de deux organismes à savoir, l’Agence nationale pour le développement de l’investissement (ANDI) et l’Agence nationale du foncier qui possédera une banque de données et travaillera directement avec les opérateurs économiques. Il abordera aussi le marché financier et les institutions bancaires qui ne sont pas encore à la hauteur des attentes des investisseurs. En ce qui concerne le développement, il dira que la moyenne actuelle qui est de 5%, sera revue à la hausse pour atteindre les 7 à 8 % sur le moyen terme, à travers les projets structurants du bâtiment et des travaux publics qui constitueront par leur importance, un générateur de richesses et d’emplois. Le chef du gouvernement ne ratera pas son passage à la radio pour réitérer la nécessité de procéder à la révision de la Constitution de 1996 qui n’est plus de mise actuellement, et plaidera pour une nouvelle Constitution qui réorganisera les relations entre les institutions de l’Etat et consacrera l’exercice de la démocratie.

H. Hayet

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