»Nous sommes prêts à mourir pour la préservation de nos stations »

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« Nous refusons toutes les conventions contractuelles, et toute sorte de contrats avec l’entreprise Naftal », a déclaré, hier, le porte-parole de la Fédération nationale des exploitants libres des stations-service (FNELSS) affiliée à l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), lors de la conférence de presse tenue, au siège de l’UGCAA sous le thème “La situation des stations-service ».Le premier intervenant était le président de la fédération, M. Boudjemlal, qui a déclaré que « le ministère n’a pas fait grand chose, quant aux négociations et résolutions entreprises, chose qui nous a poussé à interpeller le premier magistrat du pays par le biais d’une lettre ouverte à son excellence, et ce pour mettre fin à nos problèmes et trouver des solutions à nos doléances. Sans quoi, nous sommes prêts à mourir pour la préservation de nos stations ». Pour sa part, M. Ayouaz Hamid, porte-parole de ladite fédération, est allé plus loin quant aux négociations, qui ont été entreprises entre l’entreprise Naftal et les représentants de la fédération, à l’initiative du ministre du secteur M. Chakib Khelil sur la question d’entamer des négociations visant à la réalisation d’un nouveau contrat de partenariat avec Naftal. Cette dernière devait élaborer un contrat finalisé et destiné aux délégués de la FNLSS, et qui sera étudié par la même fédération, d’où ils devaient sortir avec un compte rendu englobant les revendications, et les problèmes litigieux, qui sera de même remis au ministre de la tutelle pour arbitrage, chose qui a été faite, mais aucune décision n’a été prise par le ministre à ce jour. L’intervenant est revenu ensuite sur les problèmes majeurs qu’ils rencontrent, à savoir l’augmentation de la redevance de gestion, qui est payés par l’entreprise Naftal, en contrepartie les travaux d’entretien des stations-services sont à la charge du gérant, chose qui ne se fait pas. Quant au troisième intervenant, M. Khalef Nourdine, lui aussi porte-parole de cette fédération, il a déploré les problèmes et difficultés que rencontre la corporation, tout en soulignant durant sa communication, que le problème entre sa fédération et Naftal se résume dans la substitution du régime de location-gérance (selon l’article 203 du Code du commerce) par une simple location des locaux et installation moyennant un loyer, pour une durée de dix ans renouvelables, la transmission aux ayants droit en cas de décès de l’exploitant et enfin, la reconnaissance de droits acquisitifs découlant de longue ancienneté, à savoir la priorité à l’exploitant dans l’éventualité d’une opération de cession… « cette location-gérance est un régime qui ne nous assure aucune protection juridique », martèle, M.Khalef. Les conférenciers n’ont pas omis de revenir sur des questions aussi importantes. À ce propos, par ailleurs, les syndicalistes appellent la tutelle à faire une concession qui mettra un terme aux points litigieux concernant l’exploitant libre des stations services, comme, il ya lieu de rappeler qu’il n y a pas eu de transfert des stations selon l’ordonnance de 1968. De plus, l’indemnisation des stations-service après l’Indépendance appartient au Trésor public. Et dans le cadre de la restructuration des entreprises publiques en 1981, Naftal a transféré un droit de jouissance sur les stations. La fédération prendra une décision, lors de sa future réunion nationale pour chercher des solutions fiables à leurs problèmes, réunion qui aura lieu prochainement.

Ziyad Demouche

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