Les enseignants de tamazight enfin reconnus

Les enseignants de tamazight respirent enfin. Plus de dix années après l’introduction de tamazight à l’école, la revendication des enseignants de tamazight de se voir intégrés dans les corps de l’éducation nationale et reconnus par leur tutelle, vient d’être satisfaite par le Conseil du gouvernement. Sa réunion tenue mercredi dernier a apporté du nouveau à l’enseignement de tamazight, puisque deux textes relatifs à l’intégration des enseignants dans le corps du ministère de l’Education nationale et à la promotion de la Constitution du corps des inspecteurs de cette langue nationale ont été examinés et adoptés par l’ensemble des ministres. En effet, en vertu de ce texte modifiant le décret exécutif n° 90-49 du 6 février 1990 portant statut des travailleurs de l’éducation, les personnels du ministère de l’Education nationale justifiant d’une attestation de qualification en tamazight seront intégrés dans les corps d’enseignants du fondamental et du secondaire. Par ailleurs, des conditions plus favorables seront instituées pour le recrutement des inspecteurs de l’éducation et de la formation pour les enseignants de tamazight et une formation graduée et améliorée sera assurée aux enseignants retenus parmi les candidats du baccalauréat. D’autres dispositions sont introduites dans la modification du décret exécutif du 7 février 2000, portant réaménagement du centre national de formation des cadres de l’éducation et le changement de sa dénomination en institut national de formation et de perfectionnement des personnels de l’éducation. Elles sont destinées à promouvoir la constitution du corps des inspecteurs de la langue nationale de tamazight et à assurer l’encadrement pédagogique de son enseignement. Notons aussi que, deux décrets exécutifs, l’un portant réaménagement des statuts de l’Agence nationale de réalisation et de gestion des infrastructures hydrauliques pour l’irrigation et le drainage (AGID) et l’autre relatif à l’organisation de la périnatalité et de néonatologie ont été adoptés et un projet de décret présidentiel portant promulgation du règlement intérieur de la Cour suprême autour de son organisation, son fonctionnement ainsi que ses structures judiciaires et administratives a été endossé par le Conseil du gouvernement durant la même réunion.

H. Hayet