Le chiffre de 13% se rapproche de la réalité

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Le Bureau international du travail (BIT) pourra valider le chiffre de 13% du taux du chômage dans notre pays, en introduisant des rectifications sur le mode employé. C’est ce qu’a déclaré Mohamed Musette, expert au BIT à l’Agence algérienne d’information (AAI).Deux points ont été soulevés par l’expert, le premier est que la seule enquête réalisée par l’Office national des statistiques (ONS) remonte Ramadan 2004 alors qu’en cette période, le nombre de chômeurs était élevé. La solution qu’il propose est de recourir aux enquêtes trimestrielles afin de pouvoir saisir les variations saisonnières et donner un chiffre annuel. « c’est l’enquête trimestrielle qui donne à la fin de l’année un taux consolidé » a-t-il tenu à préciser.Le deuxième concerne le taux de 17,7% établi par l’ONS, car M.Musette estime que si l’enquête réalisée par le BIT en 1997 a révélé un taux de 17,3%, cela veut dire que le chômage a augmenté.Ce que l’expert trouve contradictoire puisque le taux du chômage devrait baisser entre la période allant de 1997 à 2004 en raison des investissements réalisés, du taux de croissance positif enregistré et du programme de la relance économique engagé. « 17,7%, me semble supérieur au taux réel qui doit se situer entre 12 et 14% », dira- t-il. Il expliquera cela par “le fait que l’Algérie n’applique pas les normes du BIT et ne prend en considération que la réponse à la question. » Quelle est votre situation? chômeur, retraité, étudiant… alors que le BIT se réfère à d’autres indicateurs pour designer une personne au chômage. Un chômeur doit avoir l’âge légal de travail compris entre 16 et 59 ans et être à la recherche d’un emploi.M. Musette conclura donc que bien que le chiffre de 17,7% se rapproche de la réalité, l’ONS n’applique pas la méthode du Bureau international du travail et s’éloigne ainsi des normes, notamment dans la mesure de l’emploi dans le milieu rural, en raison des moyens techniques très limités employés par l’ONS, dont les chiffres sont inférieurs à ceux fournis par le Recensement général de l’agriculture (RGA) qui a donné les chiffres actualisés du nombre de travailleurs déclarés dans le secteur agricole.

Synthèse H. Hayet

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