Absence remarquée des opérateurs économiques

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A la grande surface du lac d’Ihaddaden à Béjaïa, se tient, du 22 au 29 juin, le Salon national du tourisme. Placé sous le haut patronage du ministère du tourisme et de celui de la PME et de l’artisanat, ce salon, qui est inauguré par le directeur du commerce de la wilaya est une première à Béjaïa. Il regroupe selon M. Hassas Rachid, directeur général de RH international communication, entreprise organisatrice de la manifestation de plus de 60 exposants dont 80% sont des CAM (Chambres de l’artisanat et des métiers), le reste est constitué d’agences de voyages et d’entreprises tels que l’ONAT, le touring voyages Algérie, l’entreprise Tindal de M’sila qui est spécialisé dans la fabrication de tentes et de parasols, l’entreprise CSMA dont la spécialité est la réalisation de chalets avec divers modèles pour le camping, le Tapis d’or d’Alger, ainsi que l’entreprise HPC qui réalise des meubles en bois massif pour les hôtels. A signaler une présence très remarquée, c’est celle de l’agence de voyage Akar Akar de Tamanrasset dont l’ambition, son directeur M. Zounga Mokhtar, est de remonter et d’orienter vers le sud le maximum de touristes du Nord pour leur faire connaître les particularités du Sahara et la vie dans le désert. A observer cependant que la majorité des exposants qui se sont déplacés à Béjaïa, région à vocation touristique et d’où est lancée officiellement la saison estivale, pour la promotion écouler les produits de leur artisanat, s’interrogent sur l’absence très remarquée des opérateurs économiques directement concernés par le développement du tourisme dans la région. En effet, le visiteur a beau faire plusieurs fois le tour des stands d’exposition il n’y trouvera, hormis l’hôtel des hammadites et l’hôtel le Zephir, nulle ombre des établissements hôteliers et des agences de voyages ayant pignon sur rue à Béjaïa, bien que ces derniers, selon l’organisateur aient été bien sensibilisés à la manifestation par la direction du tourisme. Et devant cette défaillance très ressentie des organismes et des personnes directement concernés par la promotion du tourisme à Béjaïa, la commune des mortels se pose la question de savoir quelle image veut-on donner de la région, quel type de communication veut-on développer enfin qui veut-on bouder ?Le directeur général de RH international, à qui la question a été posée, répond sans hésiter que l’organisateur n’est pas perdant dans cette affaire. Au contraire en mettant des espaces à la disposition des opérateurs économiques pour qu’ils communiquent avec leur clientèle et leur future clientèle, il a apporté sa contribution pour le tourisme durable de la région.

B. Mouhoub

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