La police cherche un terrain à bâtir

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l Le projet de construction d’une brigade de sûreté de daïra à Barbacha bute devant un obstacle néanmoins majeur, celui d’une absence de terrain à bâtir. Dans cette région rurale ou le foncier est devenu le talon d’Achile dans la réalisation d’éventuelles infrastructures, la sécurité fait aussi défaut et les habitants sont livrés à eux-mêmes.La gendarmerie, qui a plié bagage durant les années de braise en Kabylie, n’a pas été remplacée par un autre corps de sécurité, hormis l’affectation d’une compagnie de CRS pour la surveillance du cantonnement abandonné. Ce dernier, une bâtisse coloniale construite sur un terrain privé, a été récupéré par le propriétaire après une action en justice. Les vols et les embouteillages, les jours du marché hebdomadaire, sont aujourd’hui monnaie courante au chef-lieu de cette daïra. Les responsables locaux et ceux de la sûreté d’Amizour se démènent pour trouver un terrain pour la construction d’un bâtiment destiné aux policiers. Le wali de Béjaïa, lors de sa visite dans la région, en février dernier, a exhorté les autorités communales à dénicher un carré de terrain “même selon les prix qui se pratiquent de particulier à particulier”. Mission qui s’avère à ce jour, impossible. La construction d’une sûreté n’est pas le seul projet qui se heurte à l’obstacle d’un terrain à bâtir dans la daïra de Barbacha. Le marché hebdomadaire, le lycée, la Protection civile et d’autres infrastructures sont des projets chimériques à moins que le civisme citoyen ne se mette de la partie pour mettre des terrains à la disposition de l’intérêt collectif.

Nadir Touati

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