La circonscription de Maâtkas ne cesse décidément pas de défrayer la chronique, ces derniers mois, en matière d’insécurité. En effet, en plus de sa stigmatisation dans ce volet sécuritaire en raison principalement d’absence de services de sécurité compétents, mais aussi de par sa situation géographique qui fait que cette région est sise entre 3 maquis des islamistes du GSPC, à savoir Amjoudh au sud, El Maj au sud et Boumahni à l’ouest, il n’en demeure pas moins que d’autres localités de la Kabylie vivent également un climat de terreur lié à cette insécurité grandissante qui frappe toute la wilaya de Tizi Ouzou. C’est vrai que le paroxysme a été atteint ces derniers temps à Maâtkas, suite à l’assassinat du petit Ali, un enfant unique d’une famille âgé de 12 ans, suite à un kidnapping qui avait mal tourné durant le mois de mai. Un mois après, jour pour jour, un autre citoyen de Maâtkas, commerçant de son état, a fait l’objet d’un autre enlèvement pas tout à fait similaire avec celui opéré par un groupe de malfaiteurs actuellement mis hors d’état de nuire, au village Agouni Boufal, commune de Souk El Tenine. M. B. a été victime d’un rapt par un groupe de 9 éléments armés du GSPC, qui aurait, croit-on savoir, exigé une forte somme d’argent en contrepartie de sa libération. Quelques jours après, c’est un trafiquant de drogue qui a été appréhendé dans un domicile appartenant à un émigré et qu’il a transformé en un véritable “jardin” de cannabis au village Agouni Boufal. Une semaine auparavant, un citoyen propriétaire d’une auto-école, a été délesté de sa Peugeot 106 sur le CW 147 au lieudit Ighil Oumenchar et ce, sous la menace d’arme à feu par un groupe de malfaiteurs non identifiés. En somme, il ne se passe pas une semaine dans cette circonscription de Maâtkas sans que l’on ne comptabilise un délit, voire un crime. La visite tout récemment du wali de Tizi Ouzou dans la région a, certes, apporté un espoir de normalisation, mais la population ne cache plus son impatience pour un rapide déploiement des services de sécurité par la mise en fonction de cette sûreté de daïra. Une structure qui devrait ouvrir ses portes avant la rentrée, à en croire le premier magistrat de la wilaya. En tout état de cause, la tension demeure toujours tendue dans la région et le climat de peur et de psychose est incontestablement omniprésent.
I. L.
