15 ans de réclusion requis contre l’agresseur du taxieur

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Les faits se sont déroulés un certain 28 septembre 2005, lorsque le présumé auteur soutenu par deux de ses comparses ont roué de coups le chauffeur de taxi qui devait les conduire à Béjaïa.L’acte, selon le parquet avait pour finalité la subtilisation du véhicule de la victime.L’arrêt de renvoi établi par la chambre d’accusation, indique que les auteurs ont choisi d’abord un endroit à l’abri des regards pour commettre leur forfait.Ils ont ensuite tabassé à mort la victime à l’intérieur du véhicule, avant de le traîner sur une centaine de mètres et de le jeter dans un ravin.Le crime aurait été presque parfait, si l’un des auteurs n’avait pas oublié son portable sur les lieux du crime. Cet indice a permis de découvrir l’identité du prévenu mis sous mandat jusqu’à sa comparution devant le jury.Appelé à la barre pour apporter sa version, I. R., a nié tous les faits qui lui sont reprochés.“Je n’ai jamais participé à cet acte. Au contraire M. le président, j’ai tout fait pour sauver le chauffeur en danger”.Concernant sa présence sur les lieux, l’accusé principal a souligné qu’il est venu de Béjaïa pour uniquement chercher du travail à Bouzeguene.“N’ayant plus d’argent sur moi, j’ai demandé à deux personnes de m’aider pour rentrer chez moi, dès lors je me suis aperçu à leur accent qu’ils étaient de la même région que moi”.Il indiquera qu’à l’intérieur du véhicule, ces deux personnes ont tenté de frapper la victime mais qu’il s’y est opposé.Les propos du prévenu ne semblait pas convaincre grand-monde, puisqu’ils ont été immédiatement remis en cause par la victime qui lors des débats, dira : “Non monsieur le président je me souvient bien de lui. C’est lui même qui m’a menacé avec un poignard en me disant qu’il allait m’égorger, alors que je les ai supplié de me laisser et prendre l’argent. s’il avait pris ma défense comme il le prétend, nous aurions été à deux contre deux, alors que ce n’est du tout le cas”, ajoute-t-il.Le taxieur affirme au jury que l’objectif “des malfaiteurs était de voler la voiture”.Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a mis en exergue l’état d’insécurité qui règne dans cette région et la multiplication des attaques contre les taxieurs sur ce même tronçon.“Des cas similaires ont été signalés, il y a même un taxieur qui y a perdu la vie”, soutient-il. “La victime n’a dû son salut qu’à l’intervention d’un camionneur qui l’a secouru”.La gravité de l’acte, selon l’avocat général réside dans le fait que les auteurs ont traîné sur une longue distance, un homme après l’avoir assommé de plusieurs coups.Ils ont ensuite affirme-t-il, tenté de subtiliser mais sans y parvenir, la voiture qui n’a pas démarré. Le rapport du médecin légiste, indique également que le chauffeur de taxi a reçu plusieurs coups, au niveau de la tête et à différents endroits du corps.Le réquisitoire du procureur est appuyé par la partie civile qui a demandé à son tour l’application rigoureuse de la loi.“Si le prévenu a changé sa déclaration aujourd’hui, ses aveux devant le juge d’instruction, en sont une preuve irréffutable”, dira l’avocat de la partie civile.Quant à la défense, elle a plaidé l’acquittement pour absence de preuves matérielles et l’inexistence de l’intention criminelle.

M. Aït Frawsen

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